Aides de l’Etat pour le très haut débit: Une bonne nouvelle selon Free

Aides de l’Etat pour le très haut débit: Une bonne nouvelle selon Free

Le numérique sera donc le 7ème et dernier axe du Grand Emprunt. Il hérite cependant d’une enveloppe conséquente de 4 milliards d’euros sur les 35 milliards que totalise ce grand emprunt. Pour gérer les projets liés au numérique, une Agence publique pour le numérique va être créée.

Elle aura en particulier pour objectif d’investir les 2 milliards d’euros consacrés à la couverture de la France en trés haut débit. Pas assez certes pour couvrir tout le territoire, puisque selon les estimations, il faudrait 30 milliards d’euros, mais l’Etat n’investira pas seul. Chaque projet de déploiement verra plusieurs acteurs apporter leurs financement, que ce soit des entreprises, des collectivités territoriales ou l’Union Européenne.

Tous les acteurs du très haut débit se félicitent de la sommes accordée par l’Etat, ainsi que le rapporte l’AFP. Saluant un "signal fort", le président de l’Arcep Jean-Ludovic Silicani a rappelé que "le numérique avait disparu un moment (du grand emprunt), c’est une bonne surprise qu’il revienne", avec un montant "pas négligeable".

Contacté, un porte-parole de SFR a souligné que l’emprunt "va permettre un effet de levier dans le cadre des investissements consacrés au déploiement de la fibre" même s’il faut "un cadre réglementaire fort qui favorisera la mutualisation et le co-investissement".

"C’est une bonne nouvelle", a réagi Maxime Lombardini, directeur général d’Iliad (Free), rappelant lui aussi qu’"il est primordial de n’aider que le développement d’infrastructures mutualisées et ouvertes".

Sur les deux milliards alloués à la fibre, "on peut imaginer que c’est petit, si on considère que c’est aux pouvoirs publics de financer entièrement le très haut débit, mais il n’en est pas du tout question", estime Yves Le Mouël, directeur général de la Fédération française des télécoms.

Reste cependant une question en suspend. Pour chaque territoire (que ce soit une ville ou même un département entier), un appel d’offre sera lancé. Un seul opérateur très haut débit sera ainsi sélectionné et pourra bénéficier des aides de l’Etat. Dans ces conditions, seul un très gros acteur comme France télécom, pourra s’engager financièrement dans de nombreux appels d’offre. Pour faire le poids face à l’opérateur historique, Free et SFR pourrait alors s’allier au sein d’une société commune qui postulerait aux différents appels d’offre