Free : Un prix low cost pour un service 5 étoiles

Frédéric Fréry, professeur à ESCP Europe, publie une tribune dans le journal Les Echos. Il y dénonce « Le faux procès fait à Free » quant à son positionnement low cost. Un positionnement qui rendait sceptique le président de la république. « Je suis sceptique et réservé sur le choix d’un quatrième opérateur. Le prix le plus bas n’est pas forcément le meilleur. Il faut voir la qualité des postulants. », avait-il déclaré il y a quelques semaines. Mais pour Frédéric Fréry, Free a adopté un positionnement rarissime : proposer une offre plus élaborée que celle des concurrents, mais à un tarif inférieur.

Extrait :

Les manuels de stratégie d’entreprise expliquent que le « low cost » se caractérise par une offre moins élaborée que celle des concurrents, mais proposée à un prix inférieur.
Or, l’approche choisie par Free est radicalement différente. Inventeur du « triple play » avec le lancement de la Freebox en 2003, Free a adopté un positionnement rarissime, que les spécialistes qualifient de stratégie hybride : proposer une offre plus élaborée que celle des concurrents, mais à un tarif inférieur. Cette démarche n’a rien de commun avec celle d’un opérateur à bas coût Ryanair ou Aldi n’ont jamais proposé d’offres plus sophistiquées que celles d’Air France ou d’Auchan. À l’inverse,
Free a été à l’origine de plusieurs innovations que ses concurrents ont été forcés d’imiter : tous ont fini par proposer leur propre « box ».
C’est d’ailleurs là une des qualités les plus remarquables des stratégies hybrides : elles provoquent un déplacement entier du marché. C’est grâce au mouvement initié par Free que la France peut s’enorgueillir d’un taux de pénétration du très haut débit et de la télévision par ADSL parmi les plus élevés au monde.

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