La bataille des décodeurs

La bataille des décodeurs

Nous vous en avions déjà parlé dans un article précédent,
mais le journal Les Echos revient dessus. Dans la télévision par ADSL, les rôles
et les taches ont du se repartir entre opérateurs TV et opérateurs télécoms. Les
premiers ayant pour rôle la gestion des contenus et les seconds la gestion des tuyaux
et surtout des décodeurs, chasse gardée des opérateurs TV auparavant. C’est donc
une manne financière importante qui échappe à TPS et Canalsat, car, une fois le
coût du décodeur amorti, la location mensuelle se transforme en marge nette. Un
abonné ADSL est donc de facto moins rentable qu’un abonné satellite.

Deuxième conséquence : en contrôlant le boîtier, les opérateurs
de télécoms contrôlent le lancement de nouveaux services numériques comme la
vidéo à la demande, les magnétoscopes à disque dur… Or, ces services
pourraient générer un revenu additionnel de 5 à 10 euros par mois. Selon les échos,
les medias réclameraient leur part du gâteau. Les opérateurs de télécoms y
consentent si ces services sont associés aux programmes de télévision.

Il faut toutefois ajouter un bémol, la situation est
différente chez Free que chez les autres opérateurs, celui-ci ne facturant ni
le décodeur ni d’éventuelles options, hors achat de contenu (contrairement à 9 télécom
ou France Télécom). Free ne récupère donc aucune recette autrefois facturée par
les opérateurs TV.
 
Source : Satellifax