Free Mobile : pragmatiques, des riverains auraient toutefois voulu se sentir dans la boucle

Free Mobile : pragmatiques, des riverains auraient toutefois voulu se sentir dans la boucle

Pas de refus en bloc pour un pylône dont l’utilité n’est pas remise en cause, mais une demande de davantage d’informations. N’ayant pas vu ce pylône venir, un collectif de riverains ne cache pas son mécontentement.

“On ne s’oppose pas à la pose de cette antenne. Certes, il y a une crainte de certains riverains, mais en même temps tout le monde veut avoir accès à Internet ou à son téléphone”, conçoit Serge Bardy, porte-parole d’un groupe de riverains irrités par l’installation d’un pylône Free Mobile de 30 mètres en décembre 2020 dans le quartier du Ranteil, à Albi, commune du Tarn. Et de préciser : “ce qu’on dénonce surtout, c’est le manque d’informations”.

Côté riverains, on dénonce en effet avoir découvert une installation “par hasard en novembre” lorsque des habitants du chemin de Mézard ont interrogé des ouvriers en train d’installer l’équipement, alors que le projet était dans les tuyaux depuis plusieurs mois. “On l’a en travers de la gorge”, peste Serge Bardy, président de l’association de quartier. “Il n’y avait aucun panneau de construction aux abords, on ne savait pas qui était le propriétaire de la parcelle, ni qui était l’opérateur téléphonique et quel type d’antenne allait être posée”, explique-t-il.

Le panneau était ailleurs

Et pour cause puisqu’il fallait chercher le panneau d’informations, mais ailleurs. Interrogé, Bruno Lailheugue, en charge de l’urbanisme, a répondu que l’équipement devait être implanté sur un terrain privé appartenant à l’entreprise de matériaux de construction Chausson. Le magasin étant situé route de Castres, c’est là qu’il fallait aller. De quoi faire bondir Serge Bardy : “Elle est cachée à l’entrée, derrière une boîte aux lettres. Comment aurait-on pu la voir ?”

“L’étude des dossiers est réalisée uniquement par rapport au respect des règles d’urbanisme. Si le dossier respecte ce règlement, les mairies ne peuvent pas refuser et de ce fait valide la déclaration préalable de travaux sur un terrain privé”, rappelle enfin la municipalité concernant les inquiétudes exprimées par rapport à l’exposition aux ondes. En raison de la proximité d’habitations, Serge Bardy avait en effet questionné la municipalité sur les fréquences utilisées.

Certains propriétaires se sentent “floués”

“La dernière personne a signé l’achat du terrain juste avant qu’on apprenne l’installation de l’antenne. Elle s’est sentie flouée”, note par ailleurs Serge Bardy. En effet, trois terrains attenants à l’entreprise venaient d’être vendus.

Source : La Dépêche