Vente de M6 : TF1 a la cote pour une fusion des deux groupes

Vente de M6 : TF1 a la cote pour une fusion des deux groupes

Avec qui M6 va-t-il continuer de grandir ? La proposition de fusion du groupe TF1 conviendrait le plus à RTL Group. Mais le chemin de l’union n’est pas sans embûches.

Les marchés parient sur une fusion des deux géants de l’audiovisuel. Thomas Rabe, PDG du groupe allemand Bertelsmann (détenteur de RTL Group) annonce partir “du principe qu’une décision sera prise au premier semestre“. Durant une conférence téléphonique, il a indiqué que l’offre déposée par le groupe TF1 était la plus en phase avec les orientations de son groupe.

“Une fusion avec TF1 s’inscrirait dans notre stratégie de poursuite active de la consolidation du marché. Cependant, il existe des obstacles réglementaires“, a-t-il précisé. En effet, l’émergence d’un nouveau poids-lourd des médias est soumises à plusieurs règles sur la concurrence.

En France, la loi fixe à 49% la part maximale qu’un actionnaire peut détenir dans une chaîne de télévision française réalisant plus de 8 % de part d’audience. Selon le bureau d’analyses Oddo, relayé par Boursorama, cette offre permettrait “des synergies importantes” entre les deux leaders du marché télévisuel français. De plus, une fusion permettrait à TF1 d’acquérir l’intégralité de M6, tout en respectant la loi des 49%, puisque sa maison-mère, Bouygues, ne détiendrait que 43.8% du nouvel ensemble.

D’autres obstacles pourraient faire intervenir l’autorité de la concurrence : un même groupe ne peut posséder plus de sept chaînes de TNT. TF1 pourrait ainsi devoir céder certaines chaînes numériques, ou à les rendre payantes. Le législateur pourrait également considérer que l’émergence d’un nouvel acteur détenant près de 75% des revenus publicitaires télévisuels du marché nécessite des contreparties très lourdes, voire dissuasives.

Monsieur Rabe estime, pour sa part, que “le cadre réglementaire n’est pas adapté à la nouvelle réalité de la concurrence avec les grandes plateformes américaines, par exemple dans la définition des marchés pertinents” rapporte Capital. Pour rappel, d’autres acteurs sont en lice, notamment Xavier Niel ou encore Vivendi.