Fibre : la maison-mère de SFR annonce la finalisation du rachat de Covage

Fibre : la maison-mère de SFR annonce la finalisation du rachat de Covage

Après avoir obtenu le feu vert de Bruxelles avec la cession de 25 réseaux, le groupe de Patrick Drahi boucle le rachat de Covage.

L’opérateur d’infrastructures appartient désormais à Altice Europe. Le groupe a annoncé hier la clôture de l’acquisition de 100% de Covage par sa filiale SFR FTTH, aux côtés de son consortium d’investisseurs dirigé par OMERS et comprenant Allianz Capital Partners.

“La combinaison de SFR FTTH et Covage élargit encore l’un des plus grands grossistes FTTH en Europe, le seul challenger d’infrastructure à l’échelle nationale pour l’opérateur historique”, assure Altice. L’objectif, désormais affiché, est d’accélérer le déploiement sur le territoire en fibrant au moins 2,4 millions de foyers supplémentaires pour un total de 8 millions de prises.

Mais il faut rappeler que cette acquisition à 1 milliard d’euros est assortie de conditions. “Nous avons donc approuvé l’acquisition de Covage grâce à des cessions globales pour faire en sorte que la concurrence reste au bénéfice des clients locaux et internationaux et des consommateurs en France”, a indiqué fin novembre Margrethe Vestager, Commissaire européen en charge de la concurrence.

Qui pour racheter les réseaux de Covage, cédé par SFR ? 

Deux engagements proposés par SFR FTTH, filiale d’Altice France chargée du déploiement de la fibre optique principalement dans les zones AMII, ont été validés par Bruxelles, avec notamment la cession de “25 filiales et d’actifs correspondant à l’activité de boucle locale de fibre de Covage sur le territoire de 30 établissements publics“, soit 95% des réseaux FTTO (fibre jusqu’au bureau) de Covage. Selon la Lettre A, Axione (Bouygues), Altitude et TDF pourraient candidater.

En octobre dernier, Covage a passé le cap du million de logements et locaux professionnels raccordables à la fibre optique en France, pour un objectif de 2,3 millions de locaux à terme. L’opérateur d’infrastructures exploite aujourd’hui 48 réseaux d’initiative publique ou privée.