Les débits de la 5G Free Mobile continuent de grimper, portés par les nouvelles fréquences et la densification du réseau
Les dernières mesures réalisées par les utilisateurs de l’application RNC Mobile montrent que le réseau Free Mobile poursuit sa progression. Si la hausse des débits est désormais plus progressive qu’auparavant, les améliorations restent bien réelles, notamment en upload, alors que la 5G s’impose plus que jamais dans les usages.
Depuis 2017, l’application RNC Mobile permet aux abonnés Free Mobile de mesurer les performances réelles du réseau partout en France. Au cours du premier semestre 2026, 41 768 tests de débit ont été réalisés dans 3 244 communes grâce à 320 smartphones différents. Notre partenaire vient de dévoiler son nouvel observatoire, montrant des performances en hausse profitables à la majorité des abonnés.
La 5G représente désormais plus de 8 tests sur 10
Après une année 2025 perturbée par le bug touchant Android 15, la sortie de la version 5 de l’application a permis de retrouver un échantillon plus représentatif en réintégrant les appareils récents. Cette nouvelle version a d’abord entraîné un fort rebond du nombre de mesures avant un retour à un rythme plus habituel au printemps, les fortes chaleurs et la baisse des déplacements ayant également réduit le volume de tests. Les mesures réalisées volontairement dans des “zones sensibles” ne sont désormais plus envoyées aux serveurs, ce qui contribue aussi à la baisse du nombre de résultats enregistrés.
La 5G poursuit parallèlement sa progression. Elle représente en moyenne 83 % des tests sur le premier semestre 2026 contre 76 % sur l’ensemble de l’année 2025, avec plusieurs mois dépassant les 85 %. La répartition entre 5G NSA et 5G SA reste stable, la 5G autonome représentant désormais environ un quart des connexions 5G.
Les résultats montrent une nouvelle amélioration des performances du réseau, même si celle-ci apparaît plus modérée que lors des précédentes évolutions majeures, affirme RNC Mobile. En comparaison avec 2024, retenue comme année de référence afin d’éviter les biais liés au bug Android 15, le débit descendant médian progresse de 4 % sur les profils annuels tandis que la moyenne gagne 22 Mb/s, soit une hausse de 5 %. Cette progression est portée à la fois par l’extension de la 5G en bande 3,5 GHz, l’ajout continu de nouveaux sites et le renforcement des bandes 900 et 2100 MHz qui améliorent les performances sur une grande partie du territoire.
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La comparaison entre les premiers semestres 2024 et 2026 met toutefois en évidence une progression encore plus nette, avec une médiane en hausse de 20 % et des gains d’environ 70 Mb/s sur la partie centrale de la distribution. Selon RNC Mobile, l’essentiel de cette amélioration est intervenu durant l’année 2025 grâce à l’arrivée de la bande 900 MHz en 4G et à l’accélération du déploiement de la bande 2100 MHz.
Les débits montants affichent eux aussi une progression sensible. La médiane progresse de 15 % sur les profils annuels et de 38 % lorsqu’on compare les premiers semestres 2024 et 2026. La généralisation de l’agrégation des fréquences et le renouvellement progressif du parc de smartphones compatibles expliquent en grande partie ces résultats.
Free Mobile poursuit la montée en puissance de son réseau
Au-delà des mesures de débit, l’observatoire confirme la poursuite du déploiement du réseau. À la fin du premier semestre 2026, 45 % des sites Free Mobile disposent désormais de la bande 3,5 GHz, celle qui offre les meilleurs débits en 5G. Parallèlement, près de la moitié des sites exploitent toujours uniquement la 5G NSA tandis qu’il ne reste plus que 4 % des sites à équiper en 5G.
Le réseau continue également de se densifier avec plus de 30 000 points hauts désormais en service. Free Mobile conserve ainsi un parc d’antennes comparable à celui de Bouygues Telecom et SFR, tout en continuant de réduire progressivement son retard sur Orange. Le déploiement devrait encore dépasser les 2 000 nouveaux sites en 2026, même si le rythme ralentit progressivement à mesure que le réseau approche de sa complétude.
Comme attendu, la 4G continue de perdre du terrain dans l’observatoire. Le nombre de tests réalisés en 4G poursuit sa baisse au profit de la 5G. Cette évolution modifie également le profil des mesures : les situations offrant les meilleurs débits basculent désormais presque systématiquement vers la 5G, tandis que les tests restant en 4G concernent davantage des environnements difficiles ou des smartphones ne pouvant accéder à la 5G.
Cette évolution se traduit par une baisse apparente des débits mesurés en 4G par rapport à 2024. Selon RNC Mobile, il s’agit principalement d’un effet statistique lié au changement de composition de l’échantillon plutôt que d’une dégradation du réseau lui-même. Les comparaisons entre les différentes bandes de fréquences montrent en effet que les mesures en 4G se concentrent désormais beaucoup plus souvent sur les fréquences basses, utilisées dans les conditions de réception les plus difficiles.