Ce qui semblait impossible arrive enfin sur les réseaux de Free, Orange, SFR et Bouygues
Après plus de dix ans de croissance explosive, le trafic Internet continue d’augmenter sur les réseaux de Free, Orange, SFR et Bouygues Telecom. Mais pour la première fois depuis longtemps, son rythme de progression ralentit nettement à 10%, selon le dernier rapport de l’Arcep.
Qui aurait imaginé un tel scénario il y a encore quelques années ? Après plus d’une décennie de croissance spectaculaire, la consommation d’Internet continue certes d’augmenter en France, mais son rythme de progression ralentit désormais nettement sur les réseaux de Free, Orange, SFR et Bouygues Telecom. Un tournant mis en évidence par le dernier rapport de l’Arcep sur l’état de l’internet en France.
En y regardant de plus près, le trafic entrant sur les réseaux des principaux fournisseurs d’accès à Internet est passé de 50,8 Tbit/s fin 2024 à 56 Tbit/s fin 2025, soit une progression annuelle de 10,4 %. Pour l’Arcep, cette hausse reste importante, mais elle marque un net ralentissement par rapport aux années précédentes. Le régulateur souligne en effet que « la croissance annuelle du trafic entrant semble se stabiliser autour des 10 % au cours des trois dernières années, alors qu’elle se situait entre 20 % et 50 % au cours de la période 2013-2022. » Autrement dit, les abonnés de Free, Orange, SFR et Bouygues Telecom consomment toujours davantage de données, mais cette progression n’est plus aussi explosive qu’auparavant.
Une évolution cohérente avec les usages mobiles
L’Arcep établit un parallèle avec la consommation de données sur les réseaux mobiles. Selon le rapport, « cette évolution de la croissance de la consommation de bande passante est cohérente avec l’évolution de la consommation de données mobiles publiée par l’Arcep dans son observatoire, qui montre qu’après une légère décélération de la consommation de données mobiles depuis 2023, la qui se stabilise au même taux d’accroissement, entre 12 et 14 %. ». Le phénomène ne traduit donc pas une baisse des usages, mais plutôt une forme de maturité. Streaming vidéo, réseaux sociaux, visioconférence, jeux en ligne ou encore cloud restent massivement utilisés, mais leur progression devient plus régulière qu’au cours de la décennie passée. Cette stabilisation n’empêche pas les infrastructures de continuer à transporter des volumes considérables de données. Fin 2025, le trafic entrant atteignait ainsi 56 Tbit/s, tandis que le trafic sortant progressait encore plus rapidement (+28,1 %), preuve que les internautes ne se contentent plus de consommer des contenus mais en publient et uploadant également de plus en plus.