Avec ce nouveau rachat, Xavier Niel confirme ainsi son rôle central dans la recomposition du paysage télécoms latino-américain. En s’appuyant sur Millicom et la marque Tigo, le fondateur d’Iliad poursuit méthodiquement son implantation régionale. Le 10 février, il a pris le contrôle des activités chiliennes de Telefónica.
Millicom et la holding de Xavier Niel ont officialisé ce 10 février le rachat conjoint des activités chiliennes de Telefónica SA, confirmant l’offensive du duo en Amérique latine. L’opération repose sur une structure capitalistique à 49 % pour Millicom International Cellular S.A. et 51 % pour NJJ Holding SAS, la société d’investissement du fondateur de Free.
La transaction prévoit un paiement initial de 50 millions de dollars, assorti d’un complément de prix pouvant atteindre 150 millions en fonction de la création de valeur future. Les engagements financiers de la filiale chilienne, notamment sa dette, resteront cantonnés à son activité propre, sans garantie de Millicom. De son côté, Telefónica devra injecter environ 92 millions de dollars lors de la clôture afin de renforcer la stabilité financière de l’ensemble.
Malgré sa position minoritaire au capital, Millicom assurera la gestion opérationnelle dès le premier jour. Le groupe appliquera sa stratégie opérationnelle, déjà déployée dans plusieurs pays, afin de moderniser le réseau, améliorer la qualité de service et relancer un actif considéré comme fragilisé. Une option permettra par ailleurs à Millicom de racheter la part de NJJ entre la cinquième et la sixième année, avec une décote de 10 % sur sa valorisation boursière. À défaut, NJJ pourra à son tour reprendre la participation de Millicom selon des modalités similaires.
Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie d’expansion de Millicom, déjà présent en Amérique latine sous la marque Tigo, et récemment renforcé par des rachats en Colombie, en Équateur et en Uruguay. Le Chili représente toutefois un marché particulièrement stratégique, à la fois mature, concurrentiel et doté d’une forte demande en services numériques.
Pour Xavier Niel, cette opération illustre une nouvelle fois l’importance croissante de Millicom dans sa stratégie internationale. Très discret publiquement sur cet investissement, l’entrepreneur détient aujourd’hui plus de 40 % du capital du groupe via une holding luxembourgeoise cotée au Nasdaq. Millicom est par ailleurs présidé par son proche collaborateur Maxime Lombardini, ancien dirigeant historique d’Iliad, tandis que son fils siège au conseil d’administration depuis plus d’un an.
Longtemps perçu comme un pari risqué, cet engagement en Amérique latine s’avère aujourd’hui particulièrement rentable pour le fondateur de Free. Malgré l’échec de son offre publique d’achat lancée en 2024, valorisée à plus de 4 milliards d’euros, Xavier Niel a consolidé sa position d’actionnaire de référence, renforçant son influence stratégique sur le groupe.
« Cette transaction reflète notre approche disciplinée et pragmatique de la création de valeur à long terme », a déclaré Marcelo Benítez, directeur général de Millicom. Il met en avant une structure financière conçue pour limiter les risques, préserver la flexibilité du groupe et sécuriser son bilan.
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