Free Mobile : les riverains rejettent les antennes qui leur cassent les oreilles

Free Mobile : les riverains rejettent les antennes qui leur cassent les oreilles

Dangereuses, peu esthétiques et bruyantes. Pas facile décidément, pour des riverains, de cohabiter avec les antennes-relais.

Pas un, mais deux. Des habitants de Bois-le-Roi, commune dans le département de Seine-et-Marne, devront composer avec deux pylônes de téléphonie mobile sur une propriété privée rue des Foucherolles, un de 27,7 mètres de haut installé cet été par Orange et un de 36 mètres que compte installer Free. Malgré les arrêtés d’opposition de la commune, les deux opérateurs ont en effet obtenu gain de cause dans des recours auprès du tribunal administratif de Melun.


L’antenne Orange (crédit photo Actu.fr)

Classiquement, les riverains évoquent l’impact sur l’esthétique du paysage et les risques sanitaires liés à l’exposition aux ondes. “Ces deux antennes de cette hauteur, proches l’une de l’autre, sont un préjudice pour l’environnement, pour les habitants et tous ceux qui empruntent cette rue en accès direct à la forêt”, déplorent en effet les riverains, indiquant aussi que “l’absence de preuve d’innocuité des ondes électromagnétiques n’est pas faite pour rassurer”. Regroupés au sein du collectif des Foucherolles, ils pointent également du doigt une “source de nuisances sonores”, dues “au bruit continu gênant” provoqué par les “ventilateurs de refroidissement des circuits électroniques”.

Notant la concentration de pylônes au même endroit, ils s’interrogent enfin sur la possibilité de voir arriver d’autres antennes, notamment pour la 5G, et demandent ainsi la modification du plan local d’urbanisme en ce sens. “Nous souhaitons aussi qu’ils refusent la mise en place de la 5G tant que des analyses n’ont pas montré l’absence d’impact sur l’environnement et la santé”, indique d’ailleurs le collectif.

La commune ne fera pas appel

Le maire David Dintilhac indique avoir fait son possible en refusant les demandes d’installation, en organisant des réunions publiques et en allant devant la justice administrative. Il a fait savoir aux riverains qu’il ne souhaitait pas “engager de dépenses supplémentaires” en faisant appel.

Source : Actu.fr