Abonnés Freebox : attention si vous louez votre logement sur Airbnb
Proposer un accès à internet dans une location de courte durée est devenu courant, notamment sur Airbnb. Un service apprécié des voyageurs, mais qui peut exposer le propriétaire à de sérieux ennuis s’il n’est pas correctement encadré.
Aujourd’hui, de nombreuses locations Airbnb incluent une connexion internet, parfois accompagnée d’un accès à des plateformes de vidéo par abonnement. Cet argument est souvent décisif, en particulier pour les séjours de plusieurs jours ou semaines. Pourtant, offrir l’accès au wifi de sa box n’est pas sans risques.
En effet, aux yeux de la loi, le titulaire de l’abonnement internet reste responsable de l’ensemble du trafic qui transite par sa connexion. Autrement dit, si un locataire utilise le wifi pour des activités illégales, c’est bien le propriétaire de la ligne qui peut être inquiété.
Dans le cas de téléchargements ou de partages illégaux de films ou de séries via le protocole BitTorrent, le titulaire de la ligne peut recevoir un premier avertissement de la part de l’Arcom, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique. Un signalement repéré récemment sur les réseaux sociaux montre que ce type de situation n’a rien de théorique.
les loueurs airbnb qui découvrent qu’ils sont responsable des connexions internet qui mettent à dispos 😀 pic.twitter.com/4U4tFQwon6
— macinside (@macinside) January 22, 2026
Attention, cet avertissement est parfois envoyé à l’adresse email associée à l’abonnement internet. Il est donc possible de passer à côté sans s’en rendre compte. En cas de récidive dans un délai de six mois, un second avertissement est adressé, cette fois par courrier recommandé et par email. Si une nouvelle infraction est constatée dans les douze mois suivants, l’Arcom peut convoquer le titulaire de la ligne à une audition et transmettre le dossier au procureur de la République. Les sanctions encourues peuvent alors atteindre 1 500 euros pour un particulier, ou 7 500 euros pour une personne morale, sans compter d’éventuelles demandes de réparation de la part des ayants droit.
Des usages potentiellement bien plus graves
Si le téléchargement illégal reste l’exemple le plus fréquent, les conséquences peuvent être bien plus lourdes. En cas de consultation de contenus pédopornographiques ou liés au terrorisme depuis la connexion internet du logement, le titulaire de la ligne peut être directement mis en cause. Il devra alors prouver que le logement était loué en courte durée au moment des faits, ce qui peut s’avérer complexe et très éprouvant.
Sécuriser sa connexion internet, une précaution indispensable
Pour éviter ce type de situation, il est fortement recommandé de sécuriser l’accès à internet mis à disposition des locataires. Une des solutions consiste à conserver des données de connexion, aussi appelées logs, permettant d’identifier l’utilisation du réseau.
Concrètement, il est possible d’installer un routeur dédié derrière sa box internet, sur lequel les hôtes se connecteront. Certains modèles permettent de conserver ces logs, offrant ainsi une protection supplémentaire en cas de litige. Il peut également être intéressant d’utiliser l’application Free ou Freebox Connect, voire Freebox OS pour lister les appareils connectés durant une période précise, pour compléter le dossier.
Source : via Alloforfait