Le nouveau bilan trimestriel publié par l’Arcep fait l’effet d’un électrochoc. Selon l’Avicca, le troisième trimestre 2025 signe « le pire depuis 2016 » en matière de déploiements FttH. Il faut en effet remonter près de dix ans en arrière pour retrouver un niveau de production de prises aussi faible, estime l’association d’élu.
Dans son communiqué, l’Avicca souligne que « le rythme annuel de production n’atteint désormais même plus sur une année glissante ce qu’il atteignait en à peine deux trimestres alors ». Une phrase qui résume l’ampleur de la dégradation. Le léger ralentissement constaté au deuxième trimestre, que l’association décrivait déjà comme « mitigé », apparaît aujourd’hui comme un simple palier avant une chute beaucoup plus brutale, potentiellement au-delà des scénarios envisagés. Il faudra toutefois attendre les chiffres consolidés de l’année 2025 pour mesurer pleinement l’ampleur du décrochage.
Paradoxalement, alors que la production nationale marque le pas, les réseaux d’initiative publique (RIP) poursuivent leur route vers la complétude. L’Avicca salue notamment les progrès du Gers, qui atteint 95 % de locaux raccordables, ainsi que de l’Isère.
Au total, 61 départements en zone publique dépassent désormais les 95 %, et ils devraient être 10 de plus d’ici début 2026. Aux niveaux les plus élevés, quatre nouveaux territoires franchissent les 99 % : le Cher, la Creuse, la Loire-Atlantique et la Meuse. La Manche signe la plus forte progression du trimestre avec +9 %, suivie de la Bretagne où les départements affichent encore une solide dynamique. Côté zones AMII, AMEL et CPSD, la complétude progresse elle aussi, mais sur un rythme réduit. Neuf nouveaux territoires privés dépassent les 95 %, portant le total à 81. Il en reste 18 sous ce seuil, dont le Vaucluse, particulièrement en retard avec seulement 88 % de couverture.
Sur les territoires privés affichant plus de 99 % de couverture, la situation est en revanche très limitée : une seule nouvelle zone AMII franchit ce cap, celle de Laval. L’Avicca rappelle que la zone privée compte six fois moins de territoires à 99 % que la zone publique, un écart qui se creuse trimestre après trimestre.
Aller vite en zone très dense (ZTD) était pourtant l’objectif initial du plan fibre. Mais l’Avicca tire à nouveau la sonnette d’alarme : les grandes villes stagnent, avec 20 000 nouveaux locaux, où 470 000 restent à rendre raccordables. Le phénomène est désormais récurrent : le nombre de nouveaux locaux bâtis dépasse celui des locaux nouvellement raccordables, ce qui fait mécaniquement baisser les taux de couverture.
Pour l’Avicca, cette situation illustre une réalité troublante : la zone très dense pourrait devenir la dernière du pays à atteindre 100 % de couverture, alors même que des départements ruraux comme la Creuse ou la Meuse dépassent déjà les 99 %. Un paradoxe qui, pour l’association, doit pousser les acteurs publics et privés à réagir. Les prochains chiffres, en début d’année 2026, permettront de savoir si ce trou d’air était ponctuel… ou le symptôme d’un ralentissement durable.
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