Advertisement
Actualités télécom

Arnaques en ligne : et si c’était Facebook, Tiktok et consorts qui payaient ?

Advertisement

Les plateformes bientôt responsables des arnaques circulant sur leurs réseaux.

Meta, TikTok et Snapchat pourraient prochainement être tenus pour responsables des escroqueries qui prolifèrent sur leurs plateformes dans l’Union européenne. Une évolution majeure qui prévoit que les réseaux sociaux participent financièrement à l’indemnisation des victimes lorsque des fraudes ont été signalées mais non retirées.

Les arnaques se multiplient sous toutes leurs formes, notamment sur les réseaux de Meta où les publicités frauduleuses sont légion. Les institutions européennes ont décidé de réagir. D’après Politico, le Parlement européen et le Conseil sont parvenus à un accord sur de nouvelles mesures destinées à freiner ces fraudes. Deux obligations principales sont prévues. D’abord, les banques devront rembourser les victimes en cas d’usurpation d’identité ou de paiement non autorisé. Ensuite, les plateformes devront indemniser les établissements bancaires si une arnaque signalée est restée en ligne.

Pour les eurodéputés, impliquer davantage les géants du numérique était devenu indispensable face à la sophistication croissante des manipulations permises notamment par l’IA. « C’est une grande victoire. Un très, très grand pas en avant. Nous venons d’une situation où les plateformes n’étaient responsables sous aucune loi », souligne Morten Løkkegaard, eurodéputé danois chargé d’une partie du texte. Il évoque même « un moment historique ».

Ces nouvelles règles s’inscrivent dans la continuité du DMA, qui vise à renforcer la concurrence, et du DSA, qui impose de limiter la diffusion de contenus illicites. Deux textes qui prévoient déjà des sanctions importantes. La perspective de responsabilités accrues ne fait cependant pas l’unanimité. Les lobbys du secteur tech, comme le CCIA qui représente Amazon, Apple, Meta et Google, dénoncent un cadre juridique jugé trop complexe et en contradiction avec certaines dispositions du DSA. Selon eux, ce dispositif « sape les efforts de simplification et entre en conflit avec l’interdiction de surveillance généralisée inscrite dans le DSA, en ignorant de nombreuses études qui alertent sur son caractère contre-productif ».

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox

Advertisement
Lucas Musset

Advertisement

Articles récents

L’Arcep élargit son radar sur Orange, Free, Bouygues Telecom et SFR

Le régulateur actualise son dispositif d’enquêtes et renforce les informations exigées auprès des opérateurs, notamment…

21 mars 2026

Rachat de SFR : Bouygues assume un rapprochement inédit avec Free, “nous comptons nos gommes et nos crayons”, une nouvelle offre arrive

Bouygues Telecom, Free et Orange affinent leur copie et préparent une nouvelle offensive pour racheter…

21 mars 2026

Free annonce un nouvel accord pour faire progresser l’égalité femmes-hommes et la qualité de vie au travail de ses salariés

"Chez Free, l’égalité ne se décrète pas. Elle se construit jour après jour. Et on…

20 mars 2026

Le saviez-vous : Free cache une fonction avancée dans votre Freebox, très peu d’abonnés la connaissent

Free permet de personnaliser le “reverse DNS” de votre connexion Freebox. Les abonnés les plus…

20 mars 2026

Rachat de SFR : de nouvelles lignes directrices à Bruxelles pourraient profiter à Bouygues Telecom, Free et Orange

La Commission européenne s’apprête à revoir ses lignes directrices sur les fusions, une évolution qui…

20 mars 2026

Chaînes BFM locales : une transformation majeure se dessine entre regroupement, rachat, alliance et virage éditorial

Les BFM Locales ne disparaîtront pas, mais elles ne seront plus tout à fait des…

20 mars 2026
Advertisement