Une maire entend faire gagner la démocratie et permettre à une antenne Free de sortir de terre

Une maire entend faire gagner la démocratie et permettre à une antenne Free de sortir de terre

Malgré un récent sabotage entravant l’installation d’une future antenne Free, une maire entend faire gagner la démocratie

Rendez-vous au Puech de la Resse, près du village de Pierrefiche, dans l’Aveyron, où une antenne-relais de Free ne fait pas l’unanimité et rencontre une opposition de riverains regroupés au sein d’un collectif. Malgré cela, les travaux ont pourtant démarré, avec l’installation de la structure destinée à accueillir l’installation. Sauf que les ouvriers ont alerté la gendarmerie lundi matin à propos d’un sabotage, qui se serait déroulé dans la nuit du dimanche 27 septembre au lundi 28 septembre. Plus précisément, ce sont les embases de la future antenne 4G qui ont été saccagées. Une enquête a ainsi été ouverte.

Les membres du collectif nient de leur côté toute implication dans la dégradation. “J’ai toujours prôné qu’il fallait rester dans la légalité. D’ailleurs, nous avons saisi le tribunal administratif pour faire stopper les travaux. J’ai toujours dit aussi que s’il se passait quelque chose, je l’aurais déconseillé et que, surtout, je ne voulais pas le savoir”, assure un membre du collectif contre l’antenne de la Resse du Larzac. Personne ne semble être au courant, ce qui semble amuser l’un des riverains. “Ce n’est pas possible… À moins que ce ne soit des agents de chez Free qui ne voulaient pas bosser”, lâche-t-il.

De son côté, la maire déplore cette dégradation qui est l’oeuvre de “vandales” alors que “cette antenne est voulue par la population”. Elle rappelle en effet qu’elle n’était pas seule à soutenir le projet. “Quand Free m’a demandé si je souhaitais poursuivre ou non le projet, je n’ai pas répondu toute seule. Mon opinion en tant qu’individu ne comptant pas, j’ai porté la parole des habitants”, souligne-t-elle, faisant référence à la consultation organisée en amont et au vote à l’unanimité lors du conseil municipal. Et d’ajouter : “nous avons géré ça de manière démocratique et sommes là pour exécuter la volonté de la population”. Elle laisse enfin entendre à l’auteur ou aux auteurs des dégradations qu’ils n’ont pas remporté la bataille : “on verra bien si c’est la démocratie qui gagne ou la loi du plus fort”.

Source : Midi Libre