L’Arcep revoit à la hausse ses exigences pour les mesures de débits fixes avec les outils comme nPerf

L’Arcep revoit à la hausse ses exigences pour les mesures de débits fixes avec les outils comme nPerf

Des mesures de débits plus fiables pour des consommateurs mieux informés, tel est l’objectif de l’Arcep qui revoit ainsi à la hausse ses exigences vis-à-vis des outils de speedtest. Le régulateur veut encore plus de transparence.

Une meilleure information des utilisateurs concernant les débits fixes auxquels ils peuvent prétendre. Voici la volonté de l’Arcep. Le régulateur des télécoms pousse en effet depuis 2018 pour la mise en place d’une API dans les box Internet des opérateurs, afin de fiabiliser les mesures. Il a également mis en place un code de bonne conduite pour les outils de speedtest tels que notre partenaire nPerf ou Speedtest UFC-Que Choisir (développé par UFC-Que Choisir).

Des protocoles plus transparents et plus robustes

En vue de mesures toujours plus fiables, l’Arcep revoit ses exigences à la hausse vis-à-vis des outils de mesure. “Plus de transparence et de robustesse pour les protocoles de test et les publications des résultats”, indique le régulateur en parlant de la mouture 2020 de son Code de bonne conduite, qui découle d’un nouveau cycle de travail avec plus de 20 acteurs.

Il est ainsi prévu d’apporter davantage de précisions sur les facteurs pouvant avoir un impact sur la mesure de débits. La version du système d’exploitation ou les caractéristiques du Wi-Fi, par exemple. “(Ils) peuvent avoir une forte influence sur la mesure de qualité de service”, souligne l’autorité administrative.

Il s’agit également d’apporter un éclairage sur la valeur médiane de certains paramètres telle que la latence, qui peut avoir un impact pour certains usages comme le jeu en ligne. “Cette information est en effet plus pertinente que la moyenne pour refléter l’expérience utilisateur, notamment dans le cas où il existe des valeurs extrêmes dans les résultats mesurés”, fait remarquer l’Arcep.

En outre, l’Arcep souhaite l’introduction d’une capacité minimale pour les serveurs de test, afin d’éviter que les tests ne soient limités par ces serveurs. Toujours côté serveurs, le régulateur demande d’afficher la capacité de réaliser de tests en IPV6, le protocole utilisé pouvant en effet impacter les mesures.