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Brèves

Vous êtes plus de 38 millions à être éligibles à la fibre de Free, mais comment l’opérateur fait-il ?

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Zones très denses, AMII et RIP,  Free déploie sa fibre optique partout en France. On fait le point.

Avec 38,3 millions de prises raccordables à travers le territoire soit 3 millions de plus en an, Free estime “couvrir en FTTH environ 87% des foyers en France métropolitaine”, annonce-t-il dans son nouveau document d’enregistrement universel.  Ce maillage dense lui permet de proposer ses offres fibre dans plus de 31 000 communes, contre 27 000 un an plus tôt. Fin 2024, l’opérateur comptait 6,2 millions d’abonnés FTTH avec une croissance annuelle de 12 %, soit 669 000 nouveaux abonnés enregistrés sur l’année. Le taux d’adoption de la fibre parmi ses clients atteint 81,7 %, en hausse de 7,3 points sur un an. Il s’agit du taux le plus élevé parmi les quatre grands opérateurs nationaux. Mais comment Free est-il parvenu à étendre son réseau à ce point ? Son déploiement repose sur une stratégie technique adaptée à la diversité géographique du pays.

En zone très dense : Free construit son propre réseau

Dans les grandes villes, où la concentration de logements est élevée, Free déploie sa propre infrastructure fibre. Cela signifie que l’opérateur est propriétaire de l’ensemble du réseau, du central technique jusqu’à la prise installée chez l’abonné. Ce modèle est appliqué dans 106 communes désignées comme « zones très denses » par l’ARCEP.

Ce déploiement se fait en plusieurs étapes :

  • L’installation de Nœuds de Raccordement Optique (NRO), qui sont les points de départ du réseau Free.
  • La création d’un réseau horizontal, qui relie ces NRO aux Points de Mutualisation (PM) situés dans les immeubles ou à proximité.
  • Le raccordement final, qui consiste à tirer une fibre jusqu’à l’intérieur du logement et y poser une prise optique.

Free utilise à Paris les galeries techniques souterraines (les galeries d’assainissement), tandis qu’en province, l’opérateur s’appuie sur les infrastructures existantes de génie civil mises à disposition par l’opérateur historique. Ce modèle lui permet de garantir une maîtrise totale de la qualité de service et une indépendance complète vis-à-vis d’Orange ou d’autres opérateurs.

En dehors des grandes villes : la fibre via des réseaux mutualisés

Hors des zones très denses, le déploiement se fait selon des règles différentes. Free n’y déploie pas systématiquement seul : le réseau est souvent mutualisé pour limiter les coûts et accélérer l’arrivée de la fibre. Cela englobe 32 millions de lignes en France métropolitaine.

Deux grands cas de figure se présentent alors. On retrouve les zones de cofinancement privé (Zone AMII) dans lesquelles Orange et SFR partagent les investissements, via un mécanisme permettant d’acheter des tranches de lignes à hauteur de leur part de marché locale. Cela inclut à la fois le raccordement final jusqu’au logement et les fibres de transport. “Orange et SFR en charge de déployer le réseau dans cette zone permettent à chaque opérateur d’avoir accès à l’intégralité des lignes déployées et de cofinancer le déploiement à hauteur de la part de marché locale souhaitée, au travers de l’acquisition de tranche de 5%. Cette offre d’accès permet de cofinancer à la fois la ligne entre le point de mutualisation et le logement, mais également les fibres de transport entre le point de mutualisation et le NRO”, explique Free.

Et puis il y a les zones RIP (Réseaux d’Initiative Publique). Ici, ce sont les collectivités locales qui lancent les projets de déploiement, notamment dans les zones rurales ou peu rentables. Free y accède en signant des accords avec les organismes publics ou opérateurs d’infrastructure en charge de construire et d’exploiter ces réseaux. Aujourd’hui, Free a signé avec la quasi-totalité des RIP. Le dernier en date est celui de Forbach dans la Moselle.

Pour renforcer sa présence dans les zones de cofinancement privé et les RIP, Free a conclu en 2019 un partenariat stratégique avec le fonds d’investissement InfraVia. Ensemble, ils ont créé la société IFT, chargée de cofinancer les nouvelles prises. Cette société fournit à Free un accès complet aux réseaux construits, dans le cadre d’un contrat de long terme. Ce partenariat a permis d’augmenter fortement le nombre de foyers éligibles à la fibre Free en dehors des grandes villes, et donc d’accélérer l’adoption du très haut débit sur tout le territoire.

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox

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Maxime Raby

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