Face à une antenne-relais de Free, un collectif multiplie les actions

Face à une antenne-relais de Free, un collectif multiplie les actions

Des riverains s’opposent farouchement à une antenne-relais de Free et multiplient ainsi les démarches.

Fin 2019, nous relations une opposition face à l’arrivée d’une antenne-relais de Free à Saint-Germain, dans le département de la Vienne. Celle-ci devait prendre place sur un pylône audiviosuel installé depuis longtemps, que les riverains espéraient voir disparaître avec les progrès du numérique. Leur espoir avait d’ailleurs commencé à s’évanouir en 2017 avec l’ajout d’une antenne FM ayant fait passer la hauteur de l’installation de 20 à 26,5 mètres.

Les opposants craignaient des risques pour la santé (avec 9 cas de cancers sur 10 décès chez les riverains proches de l’antenne au cours des dernières années) et la valeur de l’immobilier à proximité, mais déploraient également la persistance d’une installation à usage audiovisuel qu’ils espéraient voir s’éclipser un jour. Les griefs tournaient également autour de l’absence d’informations et de concertation concernant cette installation, de l’absence de réponse de la part de l’opérateur d’infrastructures TDF ou du propriétaire du terrain et de l’existence d’une antenne Free à proximité.

Depuis, que ce soit les appels, courriers, e-mails ou signalements, les actions face à l’antenne-relais de Free se sont multipliées. Un collectif “Antenne des Pechauds 86” a également été créé par Gilles Ameteau et compte une quinzaine de membres. Les travaux de voirie pour le passage sous-terrain des fils ont par ailleurs été bloqués par le maire Michel Porte. Selon lui, c’est son seul pouvoir, sachant qu’il s’agit d’un terrain privé et qu’il ne peut rien garantir au-delà du 28 juin, date après laquelle prendra fin son mandat. Gilles Ameteau a d’ailleurs tenté de bloquer des travaux début mai durant le confinement, en empêchant temporairement les ouvriers d’accéder au terrain grâce à son véhicule. Dans la foulée, il a été interrogé par les gendarmes et les renseignements généraux sur ses intentions.

Le collectif dit envisager “une action devant le tribunal administratif, même si c’est à titre personnel”.

Source : La Nouvelle République