Application mobile pour lutter contre le COVID-19 : les opérateurs pourraient être mis dans la boucle

Application mobile pour lutter contre le COVID-19 : les opérateurs pourraient être mis dans la boucle

Cédric O, secrétaire d’État au Numérique, et Olivier Véran, ministre de la Santé, donnent davantage de détails concernant l’application mobile sur laquelle travaille le gouvernement afin d’enrayer l’épidémie COVID-19. Elle reposera bien sur le volontariat et sur le Bluetooth.

Comme on le sait, le gouvernement planche sur une application mobile pour enrayer l’épidémie de coronavirus, qui a déjà fait plus de 10 000 morts en France. Un entretien accordé au Monde par Cédric O, secrétaire d’État au Numérique, et Olivier Véran, ministre de la Santé, permet d’en savoir davantage sur l’avancement du projet.

Avec cette application nommée StopCovid, encore à l’état de “phase exploratoire”, il s’agirait uniquement d’utiliser le Bluetooth, moins intrusif que le GPS en termes de vie privée. “Seul le Bluetooth est envisagé”, a en effet indiqué Cédric O. Par ailleurs, les données seraient “anonymes et effacées au bout d’une période donnée”. Stéphane Richard, le PDG d’Orange, a d’ailleurs défendu cette solution, la jugeant “technologiquement très performante, mais en même temps respectueuse des libertés publiques”.

Rappelons d’ailleurs le fonctionnement de cette application. Grâce au Bluetooth, celle-ci scannerait les autres smartphones à proximité équipés de l’application et générait un historique des rencontres stocké de manière sécurisée dans le smartphone. Il s’agirait de pouvoir alerter les personnes croisées, dans le cas d’une contamination confirmée jusqu’à 14 jours après la rencontre.

Il reste toutefois la question de son installation, sachant qu’elle doit être massive pour être efficace et que le gouvernement veut la rendre facultative. Et c’est là que les opérateurs pourraient entrer dans la boucle pour communiquer auprès de leurs abonnés pour inciter à l’installation, mais également avec des SMS d’alertes. Si la solution s’annonce performante et respectueuse de la vie privée, les détracteurs soulignent qu’elle laisse sur le banc de touche ceux ne possédant pas de smartphone.

Source : Le Monde via Le Figaro