Bouygues Telecom choisit Google pour développer la publicité ciblée, Free pourrait suivre

Bouygues Telecom choisit Google pour développer la publicité ciblée, Free pourrait suivre

Google entre sur le marché de la télévision linéaire en France. Après avoir hésité, Bouygues a décidé de miser sur la technologie du géant américain pour développer une offre de publicité TV segmentée. Un partenariat a été signé. Free pourrait lui emboîter le pas mais rien est encore décidé.

L’objectif est clair pour Bouygues Telecom révèle le JDN, à savoir “mettre sur pied une offre permettant aux chaînes de télévision dont les contenus sont visionnés via ses box de faire de la publicité TV ciblée”, laquelle s’adaptera aux profils des téléspectateurs. Pour ce faire, Bouygues Telecom a signé un contrat de partenariat de trois ans avec Google, informe l’hebdomadaire. L’opérateur compte être prêt pour le premier trimestre 2021. La technologie “servira de passerelle entre Bouygues Telecom et l’ad-server des chaînes”, lesquelles devront forcéement passer par les opérateurs dont les box équipent plus de 50% des foyers en France.

De son côté, Free se pencherait depuis peu sur la publicité ciblée mais “rien est encore arrêté”, poursuit le JDN. Disposant d’une box tournant sous Android, la Freebox Mini 4K, l’opérateur de Xavier Niel pourrait en toute logique emboîter le pas à son rival. “Google va sans doute réussir à sécuriser deux opérateurs télécoms sur quatre”, a commenté à ce propos un concurrent.

Pour sa part, Altice a déjà fait son choix en jetant son dévolu sur la technologie de Freewheel comme TF1 et de nombreuses chaînes. A contrario, Orange devrait privilégier le développement en interne. Pour rappel, la publicité segmentée sera autorisée pour la télévision linéaire à partir du 1er janvier prochain.

Google frappe donc un grand coup à l’heure où les chaînes françaises refusent de collaborer avec le mastodonte américain du fait de son hégémonie sur le “digital”. La direction de Bouygues Telecom a visiblement été “tiraillé entre la problématique de souveraineté technologique que soulève un tel choix et le confort d’opter pour une valeur sûre comme Google”, souligne un proche du dossier.