Assistant vocaux : un test avec plus de 900 questions montre une bonne marge d’amélioration

Assistant vocaux : un test avec plus de 900 questions montre une bonne marge d’amélioration

Une étude menée par le magazine 60 Millions de consommateurs montre que les assistants vocaux ont encore une marge d’amélioration, notamment en matière de reconnaissance du langage naturel.

Les assistants vocaux ont été pensés pour répondre à nos requêtes vocales et nous simplifier la vie au quotidien. Nommés Google Assistant, Alexa, Siri, Bixby, Cortana ou encore OK Freebox et prenant place dans les smartphones, les enceintes connectées ou les players des opérateurs, ils répondent à toutes sortes de requêtes comme l’allumage d’une lumière, le changement de chaîne à la télévision ou la programmation d’une alarme. Ils peuvent également répondre à toutes sortes de questions concernant notamment la météo, l’actualité, la musique et les commerces à proximité.

Une enquête publiée dans le numéro de novembre 2019 de 60 Millions de consommateurs s’est intéressée à la pertinence des réponses fournies et montre qu’il y a encore une bonne marge d’amélioration avant d’arriver à quelque chose de très satisfaisant. Selon l’assistant testé, la proportion de réponses justes et complètes varie entre 11 et 50 %. Il faut en effet composer avec les réponses absurbes, parfois dûes à un manque d’articulation au moment de la requête, mais résultant aussi d’une reconnaissance du langage naturel encore perfectible. 

À l’issue des plus de 900 questions en français posées aux principaux assistants vocaux (Alexa d’Amazon, Google Assistant, Siri d’Apple et Bixby de Samsung), 60 Millions de consommateurs a même pu compiler un bêtisier. L’étude évoque par exemple la question « Où se trouve l’office du tourisme ? » comprise parfois comme « Où se trouve le fils du tourisme ? » par Siri et Bixby, quand Cortana a compris « la cuisse du tourisme » lors d’une tentative. Il y a également la question « Peut-on payer en chèque en Allemagne ? » qui a un peu vexé Siri. L’assistant d’Apple a en effet rétorqué « Ce n’est pas gentil »… Un autre exemple plus dérangeant : celui des pompiers. La question « Quel est le numéro des pompiers ? ». Google Assistant donnait les coordonnées des casernes les plus proches et Cortana le numéro de l’Amicale des sapeurs-pompiers locale.