Près d’un tiers des plaintes à la CNIL en 2021 touchaient Internet et les télécoms

Près d’un tiers des plaintes à la CNIL en 2021 touchaient Internet et les télécoms

La CNIL a publié son compte rendu d’activité pour 2021, après avoir reçu 14 143 plaintes durant l’année.

Le nombre de plaintes reçues par la Commission nationale de l’informatique et des libertés continue d’augmenter, avec une hausse de 4% par rapport à l’année 2020. La majorité, 8295, ont nécessité un traitement plus approfondi tandis que 5848 d’entre elle ont fait l’objet d’une réponse rapide.

La répartition parmi les secteurs porte l’internet et les télécommunications à 30% du volume, suivi par le commerce (21%) puis le travail (18%). Dans le détail, 1906 plaintes sur l’effacement de donnnées de dirigeants de sociétés publiées sur des sites web de type “annuaire d’entreprises” ayant collecté des informations auprès de l’INSEE ou l’INPI, d’autres concernaient également la publication de données mettant en cause ou dénigrant des plaignants sur des réseaux sociaux.

La Cnil a également reçu 292 nouvelles plaintes en matière de déréférencement, soit la procédure visant à éviter l’accès à certaines données via les moteurs de recherche, notamment Google. 87% des cas transmis au géant américain ont abouti à un déréférencement, certains dossiers restant en cours de traitement. Plus de 200 plaintes ont également été reçues concernant l’inscription par les établissements bancaires et de crédit de personnes dans les fichiers d’incidents de la banque de France.

Sur l’ensemble de 14 143 plaintes reçues, 12 522 ont été clôturées. 384 contrôles ont été initiés par la Cnil l’année dernière, soit une hausse de 55%, majoritairement autour des thématiques privilégiées par la Cnil soit la sécurité, les cookies et la santé. Au total, 18 sanctions ont été adoptées, dont 12 rendues publiques, soit 214 millions d’euros d’amende au total, la moitié touchant en partie une mauvaise sécurité des données.