Fibre : Orange et la ministre de l’industrie élaborent une solution pour le sous-traitant Scopelec

Fibre : Orange et la ministre de l’industrie élaborent une solution pour le sous-traitant Scopelec

Un des dossiers chauds de l’actualité d’Orange est l’arrêt de nombreux contrats avec Scopelec, causant une perte de 60% du chiffre d’affaire du sous-traitant historique de l’opérateur. Une solution susceptible de préserver de nombreux emplois a été développée, avec l’intervention d’Agnès Pannier-Runacher, ministre de l’industrie.

Un geste de la part de l’opérateur pour permettre à Scopelec de rebondir. Alors qu’Orange a obtenu gain de cause au tribunal face à son sous-traitant en avril dernier, le telco a accepté plusieurs mesures de compensation pour éviter la potentielle destruction de 800 emplois crainte par l’entreprise. Pour rappel, la situation entre les deux acteurs s’est drastiquement détériorée lorsque Orange a annoncé en novembre dernier la fin de 60% des contrats établis avec Scopelec pour le mois d’avril 2022. La raison évoquée étant des problèmes de qualité d’interventions jugés trop fréquents.

Face aux inquiétudes et aux protestations du sous-traitant, la ministre de l’Économie a été interpellée et est finalement intervenue dans les négociations. L’opérateur historique a ainsi accepté d’accorder à son sous-traitant un volume d’affaires supplémentaires de 43 millions d’euros, porté à 45 millions, pour les 18 prochains mois, s’ajoutant ainsi aux contrats déjà en cours. Un versement de 20 millions d’euros pour permettre à Scopelec de supporter son plan de sauvegarde de l’emploi sur la suppression de 450 postes.  L’État pour sa part ne réclamera pas 15 millions d’euros de dettes de l’entreprise. Une position qui pourrait “peser favorablement dans la mise en place du plan de sauvegarde“, indique-t-on au ministère.

Une solution qui doit encore être acceptée par Scopelec et qui comprend également quelques engagements de sa part. Le sous-traitant doit ainsi s’engager à mettre en place des formations pour ses employés, notamment au remplacement de l’ADSL par la fibre optique, mais aussi à renoncer à toute procédure judiciaire à l’encontre du telco.

Source : Le Figaro