Le gouvernement ne veut pas le retour de la publicité après 20h sur les chaînes publiques

Le gouvernement ne veut pas le retour de la publicité après 20h sur les chaînes publiques

Le ministre de la Culture est catégorique sur ce point : la publicité après 20h ne reviendra pas sur les chaînes publiques, même lors d’évènements sportifs.

La publicité reste un moyen important de financer les chaînes de télévision et la radio, mais l’état s’y oppose, faisant valoir “l’équilibre obtenu aujourd’hui en matière de publicité dans l’audiovisuel public, tant à la radio qu’à la télévision“. Si le Conseil d’état prône le retour de la publicité après 20h00 sur les chaînes de France Télévisions lors d’évènements sportifs, le ministre n’en démord pas : “On ne veut pas rentrer dans la publicité.”.

En effet, la publicité après 20h00 sur les chaînes publiques a été interdite en 2009, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, et le ministre de la Culture actuel ne souhaite pas revenir sur ce point. Il explique que des dispositifs de parrainage qui permettent de valoriser le sport à la télé sont déjà mis en place, permettant d’éviter de “tomber dans la publicité”. Cependant, il serait plus juste de parler de pages de pubs, comme on les connaît habituellement, la publicité elle sera toujours présente.

Car la future loi de réforme de l’audiovisuel prévoit d’apporter des “écrans partagés”, permettant l’apparition de publicités sans pour autant interrompre les évènements. Comme exemple concret, Franck Riester explique que ces écrans pourraient “permettre à nos compatriotes qui ne veulent pas perdre un bout du Tour de France, par exemple, d’avoir une publicité qui va s’incruster dans l’écran”. Cette nouvelle forme de publicité serait ainsi appliquée en accord entre les chaînes et les fédérations sportives, afin de ne pas gêner le téléspectateur lors de son visionnage.

Ainsi, si les programmes ne seront pas mis en pause pour lancer une plage de pub, la réclame pourrait bien être présente lors des évènements sportifs, mais d’une manière différente simplement.

Source : l’Obs