Face aux riverains s’opposant à l’arrivée de la 4G dans leur commune, Free Mobile vient s’expliquer

Face aux riverains s’opposant à l’arrivée de la 4G dans leur commune, Free Mobile vient s’expliquer

Retour à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, dans le Loiret, où une réunion publique s’est tenue pour permettre à Free d’échanger avec les habitants de la commune au sujet de l’installation d’une antenne-relais.

Un peu de contexte : en 2017, Free Mobile a démarché la commune pour installer son antenne afin de se libérer de l’itinérance Orange, seul moyen de couverture de cette zone pour le moment. Si le maire s’est tout de suite opposé à l’implantation, il apprendra plus tard que l’opérateur de Xavier Niel a trouvé un accord avec un particulier dont le terrain se situe près d’une future zone pavillonnaire. Face à la certitude d’échouer si un recours administratif était tenté, Patrick Pinault veut donc reprendre les choses en mains et propose plusieurs emplacements, dont le site de la Pie qui a été retenu. Le choix n’a pas plu à des riverains qui se sont alors manifestés et, pour permettre l’échange, la commune a organisé une réunion publique permettant la rencontre de Free et des habitants

Yoann Cheramy, chargé d’affaires pour Free dans le Centre-Val de Loire, s’est alors présenté aux habitants pour expliquer la logique derrière l’implantation de son antenne-relais. Il a donc expliqué que la loi obligeait l’opérateur de Xavier Niel à cesser de recourir à l’itinérance Orange et à se déployer à travers tout le territoire, sans quoi “nous devrons payer des pénalités”. Mais outre ces justifications, Free et le maire sont bien conscient que la loi est du côté des opérateurs dans cette bataille. Car cette antenne n’accueillera pas uniquement l’opérateur de Xavier Niel, mais également Bouygues Telecom, un argument que le maire met en avant : “Si nous abandonnons le projet de La Pie, les opérateurs vont reprendre leur bâton de pèlerin et aller voir les particuliers comme il l’ont fait avant. Ce ne sera pas une mais deux antennes qui seront alors édifiées sur la commune.“. Ce à quoi Free ajoute “Nous sommes dans la légalité”.

Ces explications ne calment pas les tensions dans la salle, où 120 personnes sont réunies pour cette réunion et une habitante prend alors la parole. Elle se déclare “électro hyper sensible”, et évoque les risques des ondes pour la santé en demandant pourquoi l’Agence régionale de santé n’est pas présente à la réunion. Le représentant de Free répond alors simplement “Si l’ARS n’est pas venu, c’est qu’aujourd’hui il n’y a pas de sujet. Nous appliquons la réglementation. D’autre part, je ne doute pas que vous soyez électro sensible, mais ils sont extrêmement rares.“.

Malgré ces explications, les habitants rejettent toujours l’installation de l’antenne sur le site de la Pie et veulent que le projet soit déplacé ailleurs et être concertés pour la suite. Il y a quelques semaines, ils n’avaient pas hésités à parler d’une action judiciaire et ont réitéré leur promesse de ne pas se laisser faire.

Source : La République du Centre