Fibre : le sous-traitant d’Orange se voit proposer une solution jusqu’à mi-2023 pour rebondir

Fibre : le sous-traitant d’Orange se voit proposer une solution jusqu’à mi-2023 pour rebondir

Orange a suggéré d’offrir un surcroît d’activité à Scopelec pour l’aider à se retourner suite à la perte de certains contrats.

Un début d’espoir pour la société et ses salariés après des mois de protestations et de négociations. Depuis novembre dernier, Scopelec, l’un des sous-traitants historique d’Orange se démène face à la décision de l’opérateur de lui retirer 60% de ses contrats pour la maintenance du réseau fibre dans plusieurs zones. Après avoir tenté plusieurs recours et même attaqué leur ancien partenaire en justice, les salariés ont voulu manifester devant le siège de campagne d’Emmanuel Macron, mais ont finalement obtenu une audience auprès de la ministre de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher.

Durant ce rendez-vous s’étant tenu jeudi, Orange a proposé un surcroît d’activité jusqu’à mi-2023 à son sous-traitant. Une manière de l’aider à passer le cap, avec un volume d’affaires supplémentaire d’environ 22 millions d’euros en 2022 puis 20 millions d’euros jusqu’à la fin du premier semestre 2023. Une forme d’accompagnement de l’entreprise pour qu’elle puisse se retourner, alors qu’elle craignait une perte de 40% de son chiffre d’affaires et de devoir se séparer d’une grande partie de ses effectifs (un millier d’emplois menacés).

Une proposition semble-t-il appréciée par l’entreprise, le représentant des salariés ayant déclaré à la fin de cet entretien “pour la première fois, nous avons un peu plus d’espoir en sortant de réunion qu’en y rentrant“. Orange a pour sa part toujours plaidé avoir fait l’annonce à Scopelec dans les règles concernant sa décision, arguant entre autres de trop nombreux rappels à l’ordre concernant la qualité de ses interventions. La nouvelle directrice générale Christel Heydemman doit s’entretenir avec le président du directoire de Scopelec “dans les prochains jours” et les deux sociétés sont censées se faire face aujourd’hui devant le tribunal de commerce de Paris.

Source : AFP