Les machines virtuelles débarquent sur la Freebox Delta, on vous dit tout

Les machines virtuelles débarquent sur la Freebox Delta, on vous dit tout

A la suite de la mise à jour du Server de la box haut de gamme de Free, les VMs sont accessibles aux abonnés Freebox Delta ou Delta S. Vous pouvez désormais installer une multitude de logiciels sur votre server !

Abonnés non-technophiles, ne prenez pas vos jambes à votre cou. Mais qu’est-ce qu’une VM au fait ? Une Machine Virtuelle, ou Virtual Machine (VM) en anglais, est un ordinateur entièrement logiciel : il est simulé avec un programme. Cela sert en général à tester un autre système d’exploitation, ou installer des logiciels qu’on ne peut installer sur son système. Les VMs sont également utilisées pour augmenter la sécurité d’un déploiement logiciel, grâce à une séparation plus forte. 

“Plus précisément, sur le Freebox Server Delta, les VMs permettent d’installer un système Linux ARM64, pour profiter chez soi d’un ordinateur d’appoint accessible à distance, ou pour auto-héberger des services personnels. L’accès au port USB ouvre des possibilités liées au matériel ou à la domotique : à vous de les trouver !”, indiquent les développeurs de Free ce matin.

Si les applications sont nombreuses, voici quelques idées pour démarrer, distillées par Free. Avec la création de machines virtuelles, vous pourrez par exemple, héberger un cloud personnel avec Yunohost, Nextcloud ou Cosy Cloud, mais aussi indexer le contenu multimedia présent sur le Freebox Server ou réseau local avec Plex ou Emby. Plus fun, vous aurez la possibilité d’héberger des parties de Minecraft avec le serveur pour l’édition java, télécharger une blockchain populaire pour inspecter les transactions hors-ligne, utiliser un bureau linux d’appoint qui reste toujours allumé, héberger un site web chez soi. Ce ne n’est pas tout, Free permet également de brancher des capteurs température et humidité en USB pour faire station météo, de faire un time-lapse avec une webcam USB ou encore d’apprendre à utiliser un serveur Linux à distance et de contrôler sa maison avec une solution domotique complémentaire du pack sécurité Freebox. Pour ceux qui le veulent, il est envisageable de brancher un micro et un haut-parleur USB pour faire un assistant vocal maison comme Snips.

A noter que Microsoft ne peut pas être installé, “Windows n’inclut pas les drivers VirtIO par défaut nécessaires pour les VMs”, précise un développeur. Pour ceux ayant déjà un Raspberry Pi chez soi, l’opérateur indique : “en général, les VMs Freebox sont plus rapides et plus fiables. D’abord, parce que nous utilisons le mode ARM64 uniquement. Là où la distribution officielle Raspberry Pi, Raspbian est bloquée en ARM32, moins performant. Il est aujourd’hui possible d’installer une distribution Linux ARM64 pour Raspberry Pi 3, mais pas encore pour Raspberry Pi 4.”

Autre information, grâce au partage réseau, il est possible d’accéder à ses fichiers Freebox comme n’importe quel ordinateur connecté au réseau local. Côté limitations, une “VM ne peut utiliser que 1 ou 2 CPUs virtuels, et seulement 3 CPUs peuvent être utilisés en tout (ce qui fait un maximum de 3 VMs fonctionnant en même temps). Coté mémoire vive, un peu moins de 1G peuvent être attribués aux VMs”, fait savoir le blog des développeurs. Enfin, Il ne peut y avoir qu’une seule interface réseau, un seul disque virtuel, ou un seul CD-ROM par VM et une seule VM peut utiliser l’USB à la fois.

Plusieurs systèmes Linux sont proposés pour être téléchargés et pré-installés : aujourd’hui Fedora 30, Ubuntu 19.04, et Debian 10.1 sont disponibles. D’autres seront ajoutés et enlevés par la suite.