La fusion TF1-M6 nécessite un “examen approfondi” de l’Autorité de la concurrence

La fusion TF1-M6 nécessite un “examen approfondi” de l’Autorité de la concurrence

L’autorité de la concurrence annonce que l’opération nécessite l’ouverture d’une phase d’examen plus poussée, pour mieux juger de son impact sur le paysage audiovisuel français.

Le projet est sous le feu des projecteurs et l’Autorité de la concurrence veut que tout soit fait dans les règles. Après avoir examiné le projet de Bouygues (maison-mère de TF1) de racheter Métropole Télévision (M6) à travers une série de mesures d’instruction poussées et notamment une consultation du secteur, l’Autorité annonce l’ouverture d’une “phase d’examen approfondi“.

Cette “phase 2” va notamment se pencher sur l’acquisition de droits de diffusion de contenus audiovisuels, l’édition et la commercialisation de chaînes de télévision, la distribution de service de télévision et la publicité. Des aspects de l’opération déjà critiqués par certains acteurs du milieu, notamment dû à une position déjà très importante des deux groupes séparément sur le marché audiovisuel qui n’en serait qu’accru et concentré s’ils venaient à fusionner. C’est notamment le cas d’Iliad, dont le fondateur Xavier Niel avait vivement critiqué la procédure jugeant qu’elle pourrait créer un “monstre”.

L’Autorité annonce ainsi qu’elle “poursuivra son analyse de l’impact du développement des nouveaux usages en matière de consommation de services audiovisuels et de la pression concurrentielle exercée par les opérateurs digitaux mise en avant par les parties à l’opération. ” Les opérateurs et acteurs de ces différents marchés seront également de nouveau consultés “afin d’apprécier au mieux les effets de l’opération et les remèdes qui pourraient être présentés par les parties en réponse aux éventuelles atteintes à la concurrence identifiées.” L’ARCOM et l’ARCEP auront également leur mot à dire sur le sujet et des échanges sont également prévus avec d’autres autorités publiques.

L’ouverture d’une phase 2 ne préjuge pas de l’existence d’éventuelles atteintes à la concurrence ni de l’issue de l’examen de l’opération” prévient l’Autorité, tout en expliquant que l’examen d’une concertation s’effectue en principe dans un délai de 65 jours ouvrés à compter de l’ouverture de la phase d’examen approfondi. Le délai pourra être allongé si nécessaire, mais la décision devrait être rendue pour l’automne 2022.