30 propositions concrètes pour “une France plus connectée et durable”

30 propositions concrètes pour “une France plus connectée et durable”

Membre fondateur du Comité Stratégique de Filière « Infrastructures numériques » signé en 2019 par le gouvernement, la fédération Infranum est constituée de plus de 200 entreprises allant des fabricants de câble, en passant par les équipementiers  jusqu’aux opérateurs télécoms. Aujourd’hui, elle remet ses 30 recommandations pour le prochain quinquennat.

Dans la perspective de l’évènement du 23 mars 2022 « Regards croisés des candidats », InfraNum formule “30 propositions pour une France Connectée et Durable”. Ces recommandations sont le fruit d’une concertation des membres de la fédération avec la volonté de tracer les enjeux des infrastructures numériques pour le quinquennat à venir.

“Alors que les réseaux de communications électroniques, véritables « lignes de vie » du pays, ont été mis au premier plan au cours de la crise sanitaire, le premier enjeu pour InfraNum est d’assurer l’atteinte de la société du Gigabit d’ici 2025. Outre les mesures susceptibles d’accélérer les déploiements en fibre optique, les enjeux de pérennité et de résilience de ces réseaux dans un contexte de bascule du réseau cuivre vers des réseaux en fibre optique, seront structurants”,  explique la fédération. Sur ce volet, est proposé notamment d’anticiper le raccordement en fibre des constructions neuves en veillant à ce que le promoteur identifie l’opérateur d’immeuble en fibre optique en amont de l’obtention du permis de construire. Ou encore la mise en place d’une extension de l’avis consultatif de l’ABF au déploiement de la fibre optique dans les territoires afin de permettre aux opérateurs d’infrastructure d’installer plus vite les équipements nécessaires au raccordement des foyers.

Accélérer le raccordement des immeubles est aussi un enjeu fort. “Le délai laissé aux propriétaires pour formuler leurs observations devrait être de 2 mois maximum, et non d’au moins 2 mois. Il conviendrait également de passer de 12 à 3 mois le délai dans lequel les assemblées générales seraient amenées à statuer sur la proposition de desserte de l’immeuble”, poursuit Infranum.

Vient aussi la question des points de blocage identifiés par l’étude relative aux raccordements complexes, à ce sujet, il est demandé de d’établir d’ici fin 2022 un plan d’action concerté pour résoudre cette problématique. Il serait aussi selon la fédération nécessaire “d’abonder significativement l’enveloppe de l’appel à projets dédiée aux raccordements complexes, en fixant le niveau de participation de l’État à hauteur de 50% des surcoûts observés”. La filière demande recommande également de réviser le guichet « cohésion numérique » en relevant le seuil de débit exigé à 30 Mbit/s (très haut débit), et prolonger son ouverture jusqu’au 31 décembre 2025 a minima.

Bien que la France figure en tête des déploiements de fibre optique en Europe, les entreprises françaises sont encore faiblement numérisées estime Infranum qui rassemble les acteurs de la transformation numérique pour relever les défis environnementaux, sociaux et démocratiques : “une véritable prise de conscience s’impose. D’autre part, alors que la réindustrialisation est un chantier majeur de l’après-crise sanitaire, les perspectives de modernisation de ce secteur sont nombreuses et largement inexploitées (industrie 4.0). A cet égard, et en lien avec les travaux menés au sein du Comité stratégique de filière (CSF Infrastructures numériques), la 5G apparait comme une véritable technologie de rupture qui ouvre de nouvelles perspectives pour notre industrie”.

La fédération propose notamment de prévoir une aide financière de 2 000€ pour permettre l’accès à la fibre pour les TPE/PME en cas de difficultés avérées de raccordement dans les territoires les plus isolés. Mais aussi de simplifier l’utilisation des infrastructures existantes pour faciliter le déploiement  pour les entreprises et veiller à leur éligibilité dans les différentes zones de déploiement. Ou encore la mise à disposition des entreprises des “kits de survie” sur les sujets numériques, incluant des dispositifs de cybersécurité et de visibilité en ligne souverains.

Inévitable, le volet de l’emploi est aussi au coeur de la réflexion. “Mobilisant aujourd’hui près de 40 000 ETP, la filière se projette vers l’avenir et anticipe les besoins de demain. Les infrastructures et les services qui seront construits sur leurs fondements nécessiteront des compétences pérennes et à l’échelle de l’ensemble du territoire. Le renforcement de l’apprentissage et de la féminisation des professions figurent parmi les enjeux des prochaines années”, commente Infranum. Au rang des recommandations, figurent entre autres la mise en place d’un dispositif simplifié, sous contrôle de l‘OPCO, offrant des modules de formation complémentaires pour l’accès à de nouveaux métiers. Est proposé aussi un renforcement des formations en alternance permettant une gestion prévisionnelle des emplois et compétences sur le secteur des infrastructures numériques (GPEC). Ainsi que la diversification de l’offre de formation relative aux infrastructures et services numériques à destination des collectivités territoriales et de l’État, le cas échéant en encourageant les partenariats entre organismes de formation des agents publics et la filière industrielle.

InfraNum organisera le 23 mars 2022 un évènement « Regards croisés avec les candidats » pour recueillir les projets pour le numérique de demain. L’occasion d’entendre les candidats sur la généralisation de la fibre, les territoires connectés et durables, l’exportation de la filière des infrastructures numériques, la numérisation des entreprises et les enjeux d’emplois et de formation.

Rassemblant plus de 220 entreprises représentatives de l’ensemble de la chaine de valeur du numérique sur les territoires, InfraNum invite les candidats à l’élection présidentielle 2022 à venir partager leur programme numérique et à répondre aux préoccupations des acteurs des infrastructures numériques.

L’occasion pour vous d’entendre les candidats sur la généralisation de la fibre, les territoires connectés et durables, l’exportation de la filière des infrastructures numériques, la numérisation des entreprises et les enjeux d’emplois et de formation.