RMC Sport : SFR annonce être toujours en discussion avec les opérateurs autour de la distribution de ses chaînes sportives

RMC Sport : SFR annonce être toujours en discussion avec les opérateurs autour de la distribution de ses chaînes sportives

 

Les chaînes RMC Sport débarqueront-elles un jour sur les box d'Orange, Bouygues et Free ? Selon le vice-président de SFR, c'est encore possible mais il n'est pas question de brader les droits sportifs de l'opérateur au carré rouge.

Disponible en OTT, sur les box de SFR et dans l'offre satellite de Canal+, les chaînes RMC Sport sont toujours aux abonnés absents chez Orange, Free et Bouygues. Si les négociations suivaient leur cours en 2018, depuis c'est le silence radio, enfin presque. "Nous menons des discussions confidentielles avec tous les opérateurs. J'espère qu'on aboutira à un accord avec certains dans les semaines qui viennent", avait pourtant fait savoir il y a tout juste un an le PDG d'Altice Europe, Alain Weill. Du côté des opérateurs, Free s'est montré le plus parlant, à deux reprises. D'abord en décembre dernier, en jugeant extravagantes les sommes demandées par SFR pour la distribution de RMC Sport. Avant d'annoncer finalement que les négociations n'ont pas abouti en mai dernier lors de la convention Free. " Altice veut aujourd'hui diffuser RMC Sport uniquement sur trois plateformes, en OTT, sur les box de SFR et par satellite via Canal", a lancé Xavier Niel avant d'ajouter que "Free ne distribuera pas RMC Sport". Ces déclarations laissaient donc à penser qu'Altice a changé son fusil d'épaule après avoir toqué à la porte des opérateurs en vue de trouver un accord de distribution autour de ses chaînes sportives.

Mais c'était sans compter les récents propos du vice-président de SFR. Interrogé le 11 septembre dernier par L'Equipe sur l'absence de RMC Sport sur les box de ses rivaux, Grégory Rabuel n'a pas fermé la porte à un éventuel accord : «On discute avec les uns et les autres. Si cela doit avancer, cela avancera, si cela doit rester en l'état, cela nous ira très bien. » Pour les distributeurs, ça semble toujours coincer au niveau du prix : « On a payé des droits une certaine valeur et on n'a aucun intérêt stratégique à les brader», justifie SFR. 

En septembre 2018, le quotidien sportif tablait sur un total éxigé de 100 millions d'euros par an (minimum garanti). Pour Alain Weill, les opérateurs " doivent payer leur quote-part en fonction de leur poids sur le marché. Chacun doit payer sa part légitime du prix global.» RMC Sport compte aujourd'hui 2 millions d'abonnés et prévoit d'agrandir son parc avec la volonté de séduire un public plus large.