Free annonce la fin de sa dépendance aux ventes privées à prix cassés

Free annonce la fin de sa dépendance aux ventes privées à prix cassés

 
Free continue de nettoyer sa base d’abonnés en se déliant de ceux à faible valeur ajoutée.

Depuis un an, Free a changé de stratégie autour de ses promotions Veepee en proposant des offres « plus paisibles » sur le site d’e-commerce « aux alentours de 10 euros là où on les faisait à 0,99€ ou 2,99€ auparavant », s’est souvenu Xavier Niel en mai dernier lors du Capital Markets Day d’Iliad. Si Free s’est séparé de ce type d’offres très discountées pour revenir avec des promotions plus classiques dites de première année, néanmoins, l’ex-trublion devait encore se défaire de son parc historique d’abonnés recrutés via des ventes privées.

« Cela va s’arrêter, il ne reste que quelques mois », avait alors assuré son fondateur, c’est aujourd’hui une réalité. Lors de la présentation de ses résultats semestriels ce matin, l’opérateur de Xavier Niel a ainsi annoncé la fin de sa dépendance aux offres très promotionnelles.

D’abord sur le fixe où la proportion de ses clients ventes privées au sein de sa base d’abonnés a été divisée par près de 4 en un an avec "une hausse des recrutements bruts hors offres très promotionnelles de 20% en un an" se félicite le FAI. Sur le mobile, Free indique avoir "réduit sa dépendance" , ainsi la proportion d’abonnés sous ventes privées a été divisée par 6 en un an pour une hausse des recrutements bruts hors promotions de près de 15% en un an. Conséquence, le chiffre d’affaires facturé aux abonnés sur le semestre est en hausse de 7% sur le mobile. 

Jusqu’à présent, lorsqu’un abonné arrivait en fin de période promotionnelle, la concurrence venait le démarcher à coups d’offres « extrêmement agressives », impactant inévitablement les performances commerciales de Free sur ce segment. Free attendait donc avec impatience ces sorties de ventes privées. L’idée mise en oeuvre il y a un an par l’opérateur poursuit donc son bonhomme de chemin, à savoir "nettoyer toutes nos bases de ce type d’abonnés", selon Xavier Niel.