France Télévisions dévoile les premiers chiffres de Salto

France Télévisions dévoile les premiers chiffres de Salto

En un peu plus d’un an d’existence, la plateforme créée par TF1, M6 et France Télévisions n’a finalement pas réussi à atteindre le million d’abonnés attendu. Mais la présidente de France Télévisions continue de croire au projet.

Un chiffre en deçà des attente, mais il ne faut pas baisser les bras. Depuis son lancement le 20 octobre 2020, la plateforme de SVOD française cherche encore à se faire une place dans le paysage audiovisuel français. Pour la première fois, l’un des acteurs principaux du projet s’est exprimé plus clairement sur les performances de la plateforme.

Si l’objectif était d’atteindre le million d’abonnés en un an d’après Capital, la plateforme n’aura finalement pas réussi à relever le pari. “ Ce n’est pas à moi de donner les chiffres mais on doit être autour de 700.000 abonnés” explique ainsi Delphine Ernotte, actuelle présidente du groupe France Télévisions lors d’une interview pour France Inter.

Un démarrage plutôt lent donc, mais Delphine Ernotte l’impute à la jeunesse de la plateforme. “ Elle démarre, elle progresse”, affirme-t-elle, en assurant encore croire au projet : “Salto a un avenir“. La plateforme s’est récemment faite remarquer en réussissant à décrocher la diffusion de certains évènements audiovisuels américains, notamment les réunions des équipes à l’origine de Friends et de Harry Potter, ainsi que les épisodes spéciaux de Sex and the City.

Il reste cependant encore quelques zones d’ombres pour la plateforme. Au niveau de sa distribution notamment, puisque Salto est encore absente de nombreuses box des opérateurs ne bénéficiant pas d’un accès au Play Store de Google, mais pas seulement. En effet, la fusion à venir de TF1 et M6 et le lancement de plateforme de replay payantes fait planer un doute sur l’intérêt à venir du service. Delphine Ernotte avait d’ailleurs, en novembre dernier, indiqué ne pas être réticente à l’idée de revendre la plateforme en expliquant que cette option pousserait le groupe à “concentrer nos efforts sur France.tv, qui doit être le leader incontesté du streaming gratuit en France“.