Diffusion des chaînes d’Altice: Alain Weill prévoit une “discussion serrée” avec Orange

Diffusion des chaînes d’Altice: Alain Weill prévoit une “discussion serrée” avec Orange

 

Alors que le bras de fer entre Free et Altice s’intensifie avec l’arrêt de diffusion des chaînes BFM TV, RMC Story et RMC Découverte sur les Freebox, le PDG du groupe Alain Weill s’est également exprimé sur l’avenir de ses chaînes chez un autre opérateur : Orange. 

En ce moment, le statut de BFM TV et des autres chaînes gratuites du groupe est en train de changer pour les opérateurs, puisqu’Altice souhaite être rémunéré non pas uniquement pour les services associés à ses chaînes comme le replay mais aussi pour la diffusion linéaire de ses chaînes. Selon Xavier Niel, BFM TV souhaite désormais être une chaîne payante ailleurs que sur la TNT. Lors d’une interview sur France Info, Alain Weill, fondateur de BFM TV, s’est exprimé ce matin sur le sujet et n’en démord pas, l’évolution du modèle de la télévision va dans ce sens.

’Le modèle de la télévision est en train de changer. Aujourd’hui les gens reçoivent la télévision essentiellement par leurs box et demain ce sera à 95% par la fibre." explique le PDG d’Altice France. Une évolution qui passe également par le besoin pour les chaînes de faire évoluer leurs moyens de rémunérations puisque, d’après Alain Weill, se baser uniquement sur la publicité devient "de plus en plus difficile". Ainsi, faire payer la diffusion des chaînes permettrait aux chaînes d’Altice de continuer d’évoluer et de s’inscrire dans ce nouveau modèle de télévision. 

Cependant, Free n’est pas le seul opérateur qui donnera du fil à retordre au groupe Altice, puisque Orange avait indiqué au début du conflit entre BFM TV et l’opérateur de Xavier Niel, qu’il ne comptait pas payer pour la reprise des chaînes. S’agissant d’Orange dont le contrat de distribution arrive à échéance prochainement, Alain Weill a reconnu s’attendre à des "discussions serrées", mais estime que "le rapport de force n’est pas au désavantage des éditeurs parce que nos programmes ont de la valeur". Une situation qu’il explique encore une fois par l’évolution du modèle de la télévision, tout en espérant que cette crise entre les opérateurs et NextradioTV soit bientôt passée. 

Source : France Info