Orange, Free, SFR et Bouygues, à l’unisson pour apporter la 4G dans une zone pas comme les autres

Orange, Free, SFR et Bouygues, à l’unisson pour apporter la 4G dans une zone pas comme les autres

Mercantour, Vallée De La Gordolasque, Alpes-Maritimes

Direction "La Gordolasque" figurant parmi les 15 sites New Deal Mobile déjà identifiés dans les Alpes-Maritimes. Cette vallée de montagne située en zone blanche ne le sera plus prochainement. Les quatre opérateurs vont l’arroser en 4G. 

"La conduite de ce projet est le fruit d’un partenariat exemplaire entre le département et les opérateurs", s’est félicité hier la Fédération française des télécoms, présente sur les lieux pour le lancement des travaux du relais 4G de La Gordolasque. "C’est l’aboutissement d’un long combat avec la mobilisation des services des Alpes- Maritimes", poursuit le député Eric Ciotti. Cette vallée de montagne, fréquentée par de nombreux visiteurs adeptes des pentes raides, est l’un des seuls secteurs dans les Alpes maritimes où il est difficile de capter un réseau, pire, de téléphoner. Fruit du New Deal Mobile trouvé en janvier 2018 entre le gouvernement et les opérateurs visant à généraliser la quatrième génération de téléphonie mobile, un site multi-opérateurs avec comme référent Orange ( à la tête des travaux) va sortir de terre, de quoi apporter une meilleure couverture et des débits décents au village de Belvédère et à la vallée de Gordolasque, située à l’entrée du Parc du Mercantour, le site choisi étant situé à l’extérieur de ce dernier sur une ligne de crète, révèle France 3.
 

Au delà d’être un enjeu touristique, l’arrivée de la 4G dans cette vallée longue de 12 km revêt également un aspect sécuritaire. En 2009, à la suite d’un accident mortel d’un randonneur, le Département a milité pour un réseau de qualité dans cette zone afin que les secours soient prévenus dans ce type de cas et que la géolocalisation des visiteurs blessés soit rendu possible.

Techniquement, l’antenne devrait être hélitreuiller sur le site d’implantation et l’alimentation électrique sera souterraine, afin d’éviter toute pollution visuelle. "Une tranchée de 2,1 kilomètres sera donc creusée. On y passera les câbles d’alimentation énergétique, mais aussi le nécessaire pour le raccordement ultérieur à la fibre, pour laquelle le Département a un plan de développement", a précisé à la chaîne régionale, Laurent Feraud, conseiller technique en charge du projet au Conseil Départemental.

Les opérateurs prendront en charge l’intégralité des coûts de la mise ne place de ce pylône, entre 100 000 et 200 000 euros. S’agissant des travaux de raccordement, l’investissement monte à 300 000 euros, un tiers sera financé par le département.

 

 Source : France 3