Des opérateurs tardent encore à signer les nouveaux contrats pour améliorer la qualité des raccordements fibre chez les abonnés

Des opérateurs tardent encore à signer les nouveaux contrats pour améliorer la qualité des raccordements fibre chez les abonnés

Certains telcos prennent du retard sur la signature des nouveaux contrats STOC (sous-traitance d’opérateurs commerciaux) pourtant annoncés en mars 2021. L’Arcep ne cache plus son incompréhension.

Abonnés débranchés au profit d’autres, dégradation des armoires de rue, déconnexions temporaires, difficultés de raccordement… Afin de résoudre les difficultés observées, l’Arcep a mis en place dès 2019 un groupe de travail « Exploitation FttH », dans lequel elle réunit toutes les six semaines les opérateurs d’infrastructures (OI) et les opérateurs commerciaux (OC). Seul hic, plusieurs telcos ne mettent pas en place les actions adoptées dans la « Feuille de route qualité » de 2020, fustige aujourd’hui le régulateur : “plusieurs d’entre eux ont pris du retard dans la signature des nouveaux contrats STOC et la mise en œuvre du compte-rendu photo. Cette situation est difficilement compréhensible : il est aujourd’hui nécessaire que les actions prévues dans cette feuille de route aboutissent au plus vite”.

En mars 2021 et ce après 18 mois de travaux visant à identifier les problèmes et les solutions adéquates, InfraNum a annoncé un “accord majeur” entre Orange, Free, SFR, Bouygues Telecom et les opérateurs d’infrastructures visant à garantir l’exploitation durable des réseaux FTTH et une amélioration rapide de l’impact des raccordements sur l’intégrité de tous les segments de l’infrastructure mutualisée.

Ce nouveau mode STOC (sous-traitance d’opérateurs commerciaux) repose sur trois grands principes : améliorer la sécurité et la qualité des interventions, renforcer la transparence et enfin rééquilibrer les coûts de maintenance. Celui induit un accompagnement systématique par l’opérateur d’infrastructure de tout nouvel intervenant sur le réseau, mais aussi la réalisation d’audits communs et des sanctions pouvant aller jusqu’à l’exclusion d’un sous-traitant. Le renforcement de la transparence repose pour sa part entre autres sur des comptes-rendus avec photos horodatées ou un contrôle par un système d’intelligence artificielle.

Axione et Altitude Infra ont été les premiers à entériner avec la majorité des opérateurs commerciaux, chaque acteur devant adhérer à ces nouvelles mesures opérationnelles en les transposant sans délai dans ses outils et ses méthodes. La réalité est aujourd’hui différente.