Orange, Free, SFR et Bouygues : les revenus des opérateurs toujours en recul dans le fixe, mais ça repart pour le mobile

Orange, Free, SFR et Bouygues : les revenus des opérateurs toujours en recul dans le fixe, mais ça repart pour le mobile

Selon le dernier observatoire du marché des télécoms de l’Arcep, les revenus des opérateurs sur le marché final diminue sur un rythme supérieur à 2% depuis deux trimestres.

Ce recul constaté provient en majeure partie du revenu des services fixes, en baisse de 3,9% en un an à 4,123 milliards d’euros, révèle le régulateur. Plus inquiétant encore, celui-ci diminue davantage chaque trimestre depuis la fin de l’année 2017. L’explication, la baisse du revenu des services à haut et très haut débit depuis 2 trimestres représentant sept euros dépensés sur dix dans les services fixes, ajouté à cela un phénomène logique de repli plus important du revenu des services téléphonique bas débit.

En conséquence, "pour accéder à internet à haut ou très haut débit, un client dépense en moyenne 32,4 euros HT par mois, soit 1,5 euro de moins en un an", indique l’Arcep. A contrario, après une stabilité constatée au quatrième trimestre 2018, le revenu des services mobiles a retrouvé la croissance lors des trois premiers mois de l’année , en hausse de 1,1% en un an à 3,233 milliards d’euros, "grâce à la progression plus intense du revenu des abonnements forfaitaires", souligne l’Arcep. En effet, le début d’année 2019 est apparu très calme après un exercice 2018 marqué par une intensification de la guerre des prix. Un opérateur a d’ailleurs déclaré : « Le marché est clairement moins animé qu’au même moment l’année dernière. C’est mou. ». Le nouveau référentiel prix est d’ailleurs rapidement passé de cinq à dix euros.Sur les réseaux mobiles, les consommateurs dépensent en moyenne 15,3 euros HT par mois pour un forfait, une facture pratiquement stable depuis début 2017.

 
Ce regain de forme sur le mobile ne permet cependant pas de compenser la contraction du segment fixe. "Les revenus annexes, couvrant entre autres les revenus liés à la vente et à la location de terminaux et équipements (fixes, mobiles et internet), diminuent pour le troisième trimestre consécutif, de 6,5% en un an, en raison du recul du revenu des terminaux mobiles (-12% environ) que ne compense pas l’apparition de nouveaux terminaux fixes, qui engendrent à l’inverse une augmentation de près de 10% du revenu associé", précise l’Arcep.