Free Mobile : un collectif anti-5G prêt à rester jour et nuit pour bloquer l’implantation d’un pylône

Free Mobile : un collectif anti-5G prêt à rester jour et nuit pour bloquer l’implantation d’un pylône

Des anti-5G ont décidé d’occuper les lieux pour empêcher Free d’installer un pylône. Dénonçant un manque de moyens, ils estiment  qu’“une opposition matérielle est plus que nécessaire”.

“On a tous besoin de téléphoner, mais la 4G marche très bien. On n’a pas besoin de 5G. La 5G, c’est pour les grandes usines, pour les voitures connectées, pour des livraisons par drones”, explique Florient Aphessetche. Pas question donc, pour lui et d’autres, que Free installe son pylône à Saint-Martin-d’Arberoue, commune des Pyrénées-Atlantiques.

Réunis au sein du collectif Arberua Bizirik, au sein duquel on trouve des habitants de Saint-Martin-d’Arberoue, mais aussi d’Isturitz et Ayherre, ils sont une cinquantaine installés sur un terrain à Saint-Martin d’Arberoue afin d’empêcher les travaux. Ces derniers doivent justement débuter ce mardi après-midi. Ayant installé un barnum, transformé une bergerie en salle de conférence et déployé des banderoles, ils sont sur place depuis lundi matin. Ils se disent prêts à rester jour et nuit pour bloquer le projet.

Mathieu Amiech, membre du collectif et conseiller municipal à Saint-Michel-de-Vax dans le Tarn, explique la décision d’occuper les lieux par le manque de moyens. “Ni les élus, de grandes ou petites communes, n’ont les moyens juridiques ou réglementaires pour s’y opposer, pas même les propriétaires. Dès lors, une opposition matérielle est plus que nécessaire”, détaille-t-il.

Si les propriétaires du terrain rappellent avoir signé avec l’opérateur, c’était selon eux à une époque où la 5G n’était pas sur toutes les lèvres. Ils ont par conséquent décidé de se rétracter. Sauf que l’opérateur ne voudrait rien entendre. Face au maire disant qu’il s’agit d’une antenne 4G, et non d’une antenne 5G, un autre opposant, Jon Eyherabide, souligne que “dans certains cas des contrats ont été établis sans jamais mentionner qu’ils ne passeraient jamais à la 5G, mais en arguant qu’ils ne changeraient pas de technologie. Or, c’est une seule et même technologie. Il n’y a que le débit et la fréquence qui changent”.

“La société numérisée qui s’accélère depuis les confinements est tout sauf écologique, puisqu’il faut aller extraire des matières premières à l’autre bout du monde et sa consommation d’énergie est promise à multiplier par quatre”, plaide de son côté Matthieu Amiech, invité à animer une conférence lundi. Les opérateurs ont expliqué, au contraire, et à plusieurs reprises, que la 5G s’annonce moins énergivore. L’opérateur historique détaillait notamment les différents leviers.

Source : France Bleue