Allié d’Orange, le kiosque ePresse intègre le géant suédois de la presse en ligne

Allié d’Orange, le kiosque ePresse intègre le géant suédois de la presse en ligne

Pionnier français des kiosques numériques, ePresse accepte de rejoindre le suédois Readly.

La presse en ligne européenne s’organise pour faire face à Apple News+ et autres services américains. ePresse, distribué par Orange, a accepté mercredi d’intégrer le Spotify de la presse en ligne : Readly.

Derrière cette opération, une volonté d’internationaliser son catalogue de titres de presse, mais aussi des capacités d’investissement augmentées pour permettre l’analyse de données pour permettre une meilleure personnalisation.

« Le marché se mondialise avec des exigences croissantes en technologies et marketing, et ce que nous pouvons faire seuls n’est plus suffisant même si nous sommes satisfaits du chemin parcouru, explique Jean-Frédéric Lambert, le patron de Toutabo, maison mère d’ePresse. Sur le modèle d’un Spotify ou d’un Netflix, il faut être capable de traiter beaucoup de data pour comprendre vraiment ce qui intéresse les abonnés ».

Le groupe suédois regroupe déjà plus de 5000 magazines en 17 langues différentes, avec 420 000 abonnés. Si ePresse ne dévoile pas son nombre d’abonné, il apporte à sa nouvelle maison-mère plus de 1000 titres.

« Ce que nous apportons c’est un rayonnement plus large qui devrait permettre d’augmenter les taux de croissance à la fois en France et sur les audiences à l’international, observe Maria Hedengren, la directrice générale de Readly. Dans le monde, il y a 300 millions de francophones et chez nos utilisateurs, 20 % des choix de lecture portent sur du contenu international, avec beaucoup de clients demandant des contenus en français ».

Le secteur est d’ailleurs en ce moment victime de son succès. Si le modèle propose des centaines de titres de journaux et magazines, certains éditeurs craignent désormais une cannibalisation de leur propre offre numérique. C’est notamment le cas pour “L’Equipe”, qui a récemment décidé de se retirer de tous les kiosques d’ici fin 2021.

Source : Les Echos