5G : il faudrait écarter Huawei et surtout se rappeler que l’Europe a ses champions, estiment deux spécialistes de l’Asie

5G : il faudrait écarter Huawei et surtout se rappeler que l’Europe a ses champions, estiment deux spécialistes de l’Asie

Avec l’arrivée de la 5G et la campagne de boycott lancée par les USA contre le groupe Huawei se pose évidemment la question du choix des équipements. Pour l’Institut Montaigne, citant l’analyse de deux spécialistes de l’Asie, il faut s’équiper européen et se passer de Huawei.

À la suite de la campagne de boycott lancée par les États-Unis contre Huawei, dans le cadre du déploiement de la 5G, les réactions des partenaires sont allés d’un encadrement plus strict concernant le choix des équipements (comme en France) à l’interdiction des équipements réseau du groupe chinois (comme en Australie ou au Japon).

S’appuyant sur les conclusions de Mathieu Duchâtel et François Godement, deux spécialistes de l’Asie, l’Institut Montaigne recommande la première option, à savoir celle d’écarter les équipements 5G de Huawei. Selon eux, si Huawei est un élément essentiel pour la concurrence dans le secteur, « l’impossibilité de Huawei de démontrer l’absence de liens étroits et ineffaçables avec le parti-Etat chinois rend nécessaire d’écarter cette entreprise des infrastructures à risque ». Autre point sombre souligné par les spécialistes : « Dès 2011, nous avions constaté qu’il s’agissait de la multinationale qui dépensait le plus en relations publiques à Bruxelles, toutes nationalités confondues. »

Selon les deux spécialistes, il ne faut surtout pas oublier que « les champions européens existent déjà ». Et d’ajouter que « l’omniprésence de Huawei dans les médias a eu tendance à le faire oublier ». En se tournant vers eux, l’Europe assurerait son indépendance industrielle. Or cet aspect « a été une considération secondaire ou inexistante pour la plupart des États et des opérateurs ».

Source : Les Echos