Bilan des engagements pris par Free de lancer une box 4G fixe et la VoWIFI : le Président de l’ARCEP répond sèchement à la question

Bilan des engagements pris par Free de lancer une box 4G fixe et la VoWIFI : le Président de l’ARCEP répond sèchement à la question

L’année dernière, le gouvernement signait avec les opérateurs le "new deal mobile" qui impose en particulier à chacun d’eux d’installer 5000 nouveaux sites dans les zones peu denses. Free, notamment, avait pris 2 autres engagements, qui ne sont pas encore réellement respectés

Le premier est de proposer une offre 4G fixe en 2018. L’objectif est d’utiliser les réseaux mobiles 4G pour fournir un service fixe dans les zones où les débits fixes ne sont pas satisfaisants en particulier lorsqu’ils sont inférieurs à 8 Mbit/s L’accord trouvé avec les opérateurs intègre donc la 4G fixe au rang des obligations comme le souligne le régulateur, "à cette fin, les opérateurs de réseau mobile devront proposer, sur leur réseau mobile, en 2018, et a minima dans certaines zones qu’ils identifient et rendent publiques, une offre de « 4G fixe » destinée au grand public" mais aussi dans des zones identifiées par le gouvernement.

Le deuxième engagement pris par les opérateurs était de mettre en service en 2018 les services Voix et SMS sur wifi sur leur cœur de réseau, et activer l’option par défaut pour tous les clients ayant un terminal compatible. Free Mobile, quant à lui, s’engage "à mettre en service la Voix et les SMS sur wifi d’ici fin 2019, ou une offre Femtocell apportant un service équivalent". 

Un bilan mitigé pour Free quant au lancement de ces technologies

Si les autres opérateurs proposent des offres 4G fixe et VoWifi, ce n’est pas vraiment le cas de Free. L’opérateur propose en effet la Freebox Delta et Freebox S, qui permettent l’agrégation ADSL/4G, mais elle n’est disponible que sur les zones dégroupées, et il faut obligatoirement disposer d’une ligne fixe. Quand à la VoWifi, elle n’est pas encore proposée même s’il reste encore jusqu’à la fin de l’année à Free pour la lancer.

La question sur la mise à disposition de ces technologies a été posée à Sébastien Soriano, lors lors d’l’Observatoire du Très Haut Débit organisé par ’AViCCA et Infranum. Et pour le Président de l’ARCEP, cela ne semble pas être un réel problème. Il a éludé la question en répondant « on n’est pas obligé de rester chez cet opérateur et faire jouer la concurrence »