5G : l’Arcep veillera à rester “dans un ordre de grandeur raisonnable” lors de l’attribution mais les opérateurs auront des obligations

5G : l’Arcep veillera à rester “dans un ordre de grandeur raisonnable” lors de l’attribution mais les opérateurs auront des obligations

 

Programmée en septembre prochain, l’attribution des fréquences 5G approche à grands pas et ses modalités se précisent. Orange, Free, SFR et Bouygues auront de nouvelles obligations.

C’est en tout cas ce qu’envisage l’Arcep. Dans les lignes du Figaro, Sébastien Soriano, président du régulateur a fait savoir « qu’il y a aura une forme d’obligation pour les opérateurs à être diligents pour les entreprises, notamment pour la couverture de sites. Ils devront faire une offre. A quatre, il y aura une dynamique de concurrence », allusion faite à la non réservation actuelle de fréquences pour les entreprises.

Par ailleurs, Sébastien Soriano a rappelé l’importance de préserver les capacités d’investissements d’Orange, Free, SFR et Bouygues. Si les enchères 5G se sont envolées en Italie et en Allemagne, la police des télécoms tient à rassurer les opérateurs : « L’Arcep veillera à ce que l’on resterais un ordre raisonnable pour l’attribution de fréquences. Leur valorisation n’est pas un exercice absolu, cela dépend des obligations qui vont avec ».

Même son de cloche du côté du gouvernement, lequel a publié le 10 mai une lettre explicitant les premiers éléments de cadrage de cette attribution. Le souhait, aller plus loin que les exigences de l’Union européenne avec non pas au moins une ville couverte, mais « plusieurs villes », lors du lancement prévu courant 2020. L’accent sera également mis sur le fait que le déploiement doit évidemment concerner les grandes villes pour désengorger les réseaux, mais également englober les milieux ruraux ou montagnards. Voilà pourquoi « la mutualisation des réseaux » est suggérée, afin de permettre un « calendrier raisonnable » et aux opérateurs de s’y retrouver en termes d’investissements. Et d’ajouter que « la bonne couverture mobile de l’ensemble du territoire est un objectif majeur ».

Au sujet du coût, l’Etat a indiqué que le prix de réserve sera fixé d’ici l’été par la commission des participations et des transferts, avec la promesse d’un « juste milieu », afin de permettre « des infrastructures numériques de qualité », tout en permettant au prix plancher de « constituer un critère substantiel des attributions ».

N’oubliant pas enfin de mettre en exergue « les formidables relais de croissance » que sont la fibre et la 5G, l’Arcep appelle les opérateurs à apprendre à monétiser la cinquième génération de téléphonie mobile, avec le développement de nouvelles offres en s’ouvrant par exemple aux villes intelligentes, au secteur du jeu vidéo ou encore aux voitures connectées.