Free Mobile: des riverains s’opposant à l’installation d’une antenne-relais craignent “une exposition à des ondes nocives 24h/24”

Free Mobile: des riverains s’opposant à l’installation d’une antenne-relais craignent “une exposition à des ondes nocives 24h/24”

Face à l’installation d’une antenne-relais Free Mobile à Draguignan dans le Var, une habitante a décidé de recourir à une pétition en ligne.

C’est sur le site Change.org, dédié à la création et au partage de pétitions sur différents sujets, qu’une internaute du nom de Claire Paulard a créé une page dédiée au rejet de l’implantation d’une antenne de 31 mètres dans le quartier des Faisses orientales de sa commune. Cette habitante évoque des raisons assez classiques concernant sa méfiance contre l’antenne-relais : "l’exposition à des ondes nocives 24h/24", mais aussi la pollution visuelle ainsi que la dépréciation de la valeur immobilière. 

Cette pétition est directement adressée à Free Mobile et compte, à l’heure où nous écrivons ces lignes, plus de 155 signatures pour environ 40 000 habitants vivant à Draguignan. Les commentaires laissés sur la page internet témoignent, en grande majorité du soutien à l’initiative et d’inquiétude des signataires de la pétition pour la santé des riverains. 

Il faut toutefois rappeler qu’une récente expertise de l’Agence nationale de sécurité sanitaire a confirmé qu’il n’existe en l’état actuel des connaissances scientifiques, aucune « preuve expérimentale solide permettant d’établir un lien de causalité entre l’exposition aux champs électromagnétiques et les possibles symptômes décrits ». Maux de tête, troubles du sommeil, de l’attention et de la mémoire ou encore isolement social, les souffrances exprimées sont diverses. Quarante experts ont pendant près de quatre ans investigué un grand nombre d’hypothèses pour comprendre ces symptômes. Résultat, même si aucune nocivité n’est constatée, «néanmoins, les symptômes, qui peuvent avoir un retentissement important sur la qualité de vie de ces personnes, nécessitent et justifient une prise en charge adaptée par les acteurs des domaines sanitaire et social», a conclut en mars 2018 l’Agence.