SFR : le plan de suppressions de 1700 postes évalué à 350 millions d’euros

SFR : le plan de suppressions de 1700 postes évalué à 350 millions d’euros

Un chèque de 200 000 euros par postulant, SFR semble prévoir une large enveloppe pour son plan social décrié.

Après avoir déjà supprimé un tiers de ses effectifs suite à son rachat par Patrick Drahi, SFR va subir une seconde vague de suppressions d’emplois courant 2021.  Selon la direction, 1 700 postes vont disparaitre sur les 9 500 employés de l’opérateur (télécoms et boutiques). Selon les syndicats, 2000 postes seraient visés  soit 18% du personnel. Il ne s’agira pas de licenciements secs, mais de départs volontaires et cela concernerait principalement les boutiques physiques (400 suppressions). L’opérateur s’est justifié en mars dernier par la volonté d’un plan global avec l’embauche de 1000 jeunes et la promesse d’accélérer le déploiement de la fibre et de la 5G.

Selon les informations de la Lettre A, le coût de ce plan social annoncé en mars, a été évalué à « 350 millions d’euros sur une provision totale de 35 00 millions d’euros passée dans les comptes de la maison-mère Altice France au premier semestre », soit un chèque conséquent de 200 000 euros par postulant.

Reste que ces suppressions passent mal, selon l’intersyndicale, la direction de SFR cherche à “faire passer sa réorganisation en force” et “refuse” de lui fournir les éléments demandés à la compréhension de cette nouvelle coupe d’effectifs. Pourtant, l’opérateur a été condamné le 30 avril  par le tribunal de Paris pour “défaut d’information sur ses orientations stratégiques” a-t-elle fait savoir fin juin lorsque 800 salariés en grève, ont donné pour dénoncer ce plan.

La loi anti-Huawei ne donne pas le choix à SFR

Assigné par plusieurs syndicats pour fraude aux accords d’entreprises, SFR attend le délibéré du tribunal judiciaire de Paris prévu le 21 septembre. Durant l’audience, la filiale d’Altice a mis en exergue le motif économique pour justifier ces suppressions massives. L’opérateur a notamment mentionner l’impact de la loi anti-Huawei, la moitié de son réseau d’antennes devra être remplacé après 2028, ce qui génèrera des coûts importants. Pourtant, le groupe de Patrick Drahi affiche des résultats financiers dans le vert malgré sa dette importante.

 

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