Free Mobile : feu vert pour une antenne 5G, des riverains voient rouge

Free Mobile : feu vert pour une antenne 5G, des riverains voient rouge

C’en est vraiment trop pour des riverains qui montent au créneau face à une antenne Free Mobile. Le maire tente de calmer les esprits en expliquant que l’option d’un déplacement de l’équipement n’est pas écartée par l’opérateur.

“On a assez donné. On n’a pas envie que le village soit encore sacrifié au nom de l’utilité publique“, peste un collectif d’habitants du hameau Saint-Antoine-des-Plantades, à Ussac, commune du département de la Corrèze.

Pas question pour ces riverains de voir ériger, à proximité des habitations, le pylône de 30 mètres devant servir à la couverture réseau 5G de Free Mobile, alors qu’ils gardent à l’esprit les travaux du contournement nord de Brive, entré en service en juin 2009.

La zone d’installation envisagée pour le futur pylône

Ceux-ci dénoncent en outre l’opacité autour du projet de l’opérateur. “On a appris l’existence de ce dossier par hasard, à la mi-juillet, juste au moment où le panneau a été installé. Au départ, on n’y a pas prêté attention. Par curiosité, je suis allée voir ce panneau et là, c’est la stupéfaction”, raconte une habitante concernant le panneau du permis de construire installé au fond de l’impasse des Roses. “Pas de réunion publique, pas de concertation. Les élus donnent leur feu vert à des projets comme celui-ci sans tenir compte de notre avis”, s’insurge-t-elle.

À travers une pétition, des courriers et des demandes de rencontre avec les élus, les opposants espèrent bien faire entendre leur voix. Ils réclament le déplacement du pylône, qui prendrait place sur un terrain appartenant au Conseil départemental. Une option loin d’être écartée, comme l’a expliqué le maire d’Ussac, Jean-Philippe Bosselut, à l’occasion du dernier conseil municipal auquel ont assisté plusieurs membres du collectif de riverains et au cours duquel le dossier a été mis sur la table. Selon l’édile, Free a fait savoir qu’il était d’accord à condition que lui soit proposé un emplacement alternatif.

Source : La Montagne