SFR fait machine arrière et prévoit de “transformer” sa fausse fibre en FTTH à partir de 2020

SFR fait machine arrière et prévoit de “transformer” sa fausse fibre en FTTH à partir de 2020

 
SFR persiste et signe "le câble c’est de la fibre" mais l’opérateur va moderniser dans le futur la colonne montante pour transformer le fttb en ftth, a t-il annoncé ce matin lors d’une conférence de presse. Place au rétropédalage.
 
A la suite du rachat de SFR par Numéricable, les nouveaux abonnés SFR se sont vus systématiquement connectés au réseau câble de l’opérateur (si celui-ci était présent) même si le FTTH était disponible. Cela permettait à l’opérateur d’amortir son réseau câblé, et c’est une des raisons pour lesquelles il avait un peu laissé à l’abandon le déploiement de la fibre. 

Mais depuis 2017, l’opérateur au carré rouge a changé progressivement de stratégie pour ne déployer que du FTTH tout en permettant à ses clients de choisir parmi les technologies disponibles.

"Ce qu’on déploie aujourd’hui c’est du 100% FTTH", a confirmé l’opérateur ce matin. Et d’annoncer "qu’à partir de 2020, on commencera à rénover les clients pour transformer le fttb en « h »". S’il est aujourd’hui impossible de connaître le nombre exact d’abonnés FTTB (coaxial) de SFR puisque ceux-ci sont mélangés aux clients fibre dans les chiffres de l’opérateur, une chose est sûre et même officielle, sur les 12 millions de prises raccordables de SFR, 8 millions sont en FTTB. 

Après avoir longtemps vanté les mérites de sa technologie en terminaison coaxial, laquelle n’amène pas la fibre jusque dans le logement de ses abonnés mais uniquement jusqu’au dernier répartiteur ou en bas de l’immeuble, SFR semble vouloir définitivement tourner la page, tel un aveu d’échec ou de prise de conscience à l’heure où les débits sur la fibre optique accélèrent en France, notamment chez Free avec la Freebox Delta (10 Gb/s en download et 600 Mbit/s en upload). Pourtant en 2016, pour Michel Combes alors patron de l’opérateur, le débat n’avait pas lieu d’être sur la différence de débits entre les deux technologies, les écarts « sont risibles » et ne font réagir que les « derniers opérateurs de la classe » avait-il alors martelé. Aujourd’hui, certains abonnés à Numéricable disposent d’un débit max de seulement 100 Mbit/s dans certaines zones. Les temps changent ou pas.