Molotov : que va devenir la plateforme OTT après son rachat par Altice ?

Molotov : que va devenir la plateforme OTT après son rachat par Altice ?

En marge de l’annonce autour de l’entrée, mercredi dernier, en discussion exclusive de Molotov et Altice en vue d’une prise de participation majoritaire au capital de la start-up, son cofondateur a tenu à rassurer les 7 millions d’utilisateurs de la plateforme.

Invité de L’interview l’éco sur Franceinfo, Jean-David Blanc l’assure, pour les utilisateurs de Molotov, "rien" ne changera. "Il y aura plus de contenus, mais Molotov va rester un service gratuit, universel, œcuménique, sur lequel il y aura toujours plus de chaînes", le service conservera également sa marque. A ses yeux, ce rapprochement avec Altice était d’une nécessité absolue : "On a démarré une start-up avec les moyens d’une start-up, mais on est dans une industrie de géants où il y a besoin de beaucoup d’argent, pour accéder aux contenus, pour faire du marketing, pour accéder aux réseaux télécoms (…) Si on veut aller plus loin, il faut devenir grand. Et pour devenir grand, il faut des moyens".

Si le montant de l’opération n’a pas été dévoilé, Altice devrait s’emparer de 60% du service de télévision par internet, le reste revenant à ses actionnaires actuels. Une question se pose alors, que va intégrer Molotov à l’avenir ? "La plateforme pourra s’appuyer sur l’ensemble des actifs télécoms et médias d’Altice, notamment ses contenus premiums", ont indiqué les deux acteurs dans un communiqué. Plus concrètement, cet accord avec Altice va permettre de doubler le nombre de chaînes disponibles sur Molotov, rapporte de son côté Le Monde. Les chaînes RMC Sport, qui diffusent notamment la Ligue des Champions et la Ligue Europa seront par ailleurs disponibles pour les abonnés payants, soit un nouveau moyen d’attirer les spectateurs vers cette offre sur laquelle SFR joue gros. Altice dispose également d’un catalogue de séries et de films, notamment via des accords avec NBC Universal, lesquels feront leur apparition sur la plateforme. L’avenir nous dira si Molotov, en plein développement à l’international, arrivera à devenir le "Spotify" ou le "Tinder" de la TV comme l’espère son cofondateur.