Insolite : face à l’implantation d’une antenne, des riverains usent de ballons de baudruche dans les airs pour faire entendre leur voix

Insolite :  face à l’implantation d’une antenne, des riverains usent de ballons de baudruche dans les airs pour faire entendre leur voix

 

Vent debout face à la future implantation d’une antenne-relais d’Orange, des habitants de la commune de Durfort dans le Gard ont décidé projeter des ballons de baudruche dans les airs afin de simuler la hauteur du pylône qu’ils dénoncent.

D’ordinaire très classiques dans leur mode d’action, blocage des chantiers, manifestations, banderoles et pétitions, les collectifs ou habitants réfractaires à l’arrivée d’une antenne-relais optent parfois pour d’autres stratagèmes comme poser nus dans un calendrier mais aussi en faisant appel au sytème d. C’est le cas à Durfort, où Orange va dans environ un mois faire sortir de terre un pylône dans un champ viticole. Après être tombée nez à nez avec le panneau d’affichage annonçant une prochaine construction, une habitante a alors alerté le village. Partant du principe qu’il s’agira d’une antenne 5G eu égard à sa hauteur, celle-ci s’interroge : "On va mettre une antenne de 30 mètres pour arroser une zone pour la 5G, qui correspond à des besoins d’usages qui relèvent du divertissement, alors est-ce qu’aujourd’hui on a vraiment besoin de ça, alors qu’il y a des risques sanitaires derrière ?" Réfractaires au projet et dénonçant des risques sanitaires causés par les ondes émises, un groupe de riverains ont alors décidé de mener une action étonnante, à savoir simuler la hauteur du pylône à l’aide de ballons de baudruche gonflés d"hélium, rapporte France 3.

Ceux-ci ont également lancé une enquête visant à mesurer "les besoins réels de la population" : " Si des besoins de couverture en matière d’internet ou de téléphonie mobile sont identifiés sur la commune, nous voudrions que cela se décide à l’échelle de la commune, par une concertation globale de l’ensemble des habitants du village ; et que ce soit nous qui décidions quels sont nos besoins, de quel type d’antenne nous avons besoin, et où nous souhaitons l’implanter", a martelé un autre riverain.

De son côté, la maire soutient les habitants bien qu’elle ne se soit pas opposée au projet dans le délai imparti de 2 mois. L’élue aurait omis de regarder avec attention le calendrier prévisionnel de l’opérateur. Un courrier a toutefois été envoyé à Orange lui demandant d’arrêter les travaux. En vain, " il n’y a pas d’humain dans ces organismes, c’est cela qui est terrible", a t-elle enfin réagi.