Free Mobile : ils ne veulent pas d’une antenne “plus haute que la statue de la Liberté” et être “bombardés de cochonneries”

Free Mobile : ils ne veulent pas d’une antenne “plus haute que la statue de la Liberté” et être “bombardés de cochonneries”

Direction la commune de Saméon dans le Nord où l’opérateur d’infrastructure TDF prévoit d’implanter un pylône sur lequel Free va installer ses équipements. De quoi attiser la colère du maire et d’une partie des riverains.

Convaincu que l’arrivée de la fibre dans la commune en mai prochain suffira à ses administrés, le maire n’en démord pas, il ne laissera pas "son village être détruit en cinq minutes." L’élu n’a pas besoin "de Free en téléphonie mobile" et a déjà refusé une première demande, au même endroit sur une parcelle agricole, il y a un an et demi, rapporte La Voix du Nord. Rebelotte cette fois-ci, le tribunal administratif devra donc trancher, la bataille juridique est lancée.

Une association pour la protection de la ruralité et de l’environnement de Saméon (APRES) a été créée en novembre denier et compte aujourd’hui 300 adhérents, fait savoir son président. Les réfractaires à l’implantation de cette antenne-relais sont actuellement, on ne peut plus, mobilisés. Dans les rues de la commune, les affiches "Non à l’antenne Free de Samion" pullulent sur les fenêtres, les arbres et sur les murs. Un grand rassemblement est dores et déjà prévu le 2 février prochain, l’association promet du "spectaculaire". Parmi ses arguments, des nuisances sur l’environnement, la dépréciation des prix de l’immobilier estimée à 30%, les ondes, " on va vers un scandale de santé publique" lance un de ses membres visiblement consterné à l’idée de voir pousser une antenne à 500 mètres d’une école et d’une crèche. La pollution visuelle engendrée est également dans le viseur de ces habitants hostiles : l’installation, de 45,3 mètres de haut sera « plus haute que la statue de la Liberté », à côté, l’église, 26 mètres, paraît minuscule. Pour d’autres, c’est "un chancre, qui défigure tout et nous bombarde de cochonneries. » Leur maître mot, vivre dans le calme et préserver la santé de leurs enfants via une mobilisation générale