Keynote Orange : peu d’annonces fracassantes, présentation de Djingo, partenariat avec Amazon et tacle adressé à Free

Keynote Orange : peu d’annonces fracassantes, présentation de Djingo, partenariat avec Amazon et tacle adressé à Free

Le sixième Orange Show Hello s’est tenu à Paris La Défense, devant un parterre de chefs d’entreprise, de décideurs, d’experts high-tech et de journalistes. On fait le point sur les choses annoncées. 

La maison connectée
Commençons par la partie de la conférence relative à la maison connectée. Au printemps 2019, grâce à une simple mise à jour logicielle et sans la nécessité d’un abonnement supplémentaire, Orange proposera un service nommé « Maison Connectée ». 

Avec lui, les abonnés disposant d’une Livebox dernière génération auront la possibilité de contrôler à distance les équipements (ampoules Philips Hue ou thermostat Netatmo) et objets connectés (téléviseur, par exemple) de la maison, depuis une application installée sur leur smartphone. 

Mais ce n’est pas tout puisque les abonnés Orange auront aussi accès au service « Maison Protégée ». Développé avec Groupama et proposé dans le cadre d’un abonnement, il offrira des services de télésurveillance et d’intervention.

L’assistant personnel Djingo
Poursuivons sur le thème de l’intelligence artificielle, avec l’annonce du nouvel assistant Djingo développé en étroite collaboration avec l’opérateur Deutsche Telekom.

L’assistant Djingo sera utilisable avec une enceinte connectée portant le même nom, laquelle proposera aussi l’assistant Alexa d’Amazon pour des fonctions étendues au-delà de l’écosystème d’Orange. Elle sera disponible pour les abonnés Orange au printemps 2019, au prix de 49 euros. Rien n’indique pour l’instant une accessibilité aux non-abonnés Orange, ni le prix qui leur serait facturé. 

Mais l’assistant Djingo ne se limitera pas à une enceinte connectée façon Google Home Mini ou Amazon Alexa Dot. En effet, grâce à une mise à jour logicielle, il embarquera à bord du décodeur TV.

La 5G : nouveaux usages et alternative à la fibre optique
La 5G, c’est la prochaine évolution majeure dans le secteur de la téléphonie mobile, avec la promesse de débits jusqu’à dix fois plus élevés par rapport à la 4G et une latence réduite. Un tournant bienvenu à l’heure du streaming vidéo et où le jeu mobile se développe (on le voit avec les smartphones dédiés comme ceux de Razer, Nubia ou Xiaomi), mais également à l’heure où l’on parle de maison connectée, de voiture autonome et de télémédecine. La 5G se présente par ailleurs comme une alternative pour les zones peu ou pas desservies pour le très haut débit fixe. 

Opérateurs comme constructeurs de smartphones mettent donc les bouchées doubles pour être fin prêts le moment venu. Et justement, Stéphane en a touché quelques mots à l’occasion du Show Hello. En utilisant les sites 4G déjà existants, la 5G sera ainsi déployée dans 17 villes en Europe en 2019. Les offres commerciales débarqueront en 2020, au moment où suffisamment de smartphones compatibles 5G seront disponibles.

"On n’a pas besoin de nouvelles box pour ça"
Comme un retour de bâton à destination de Xavier Niel, toujours prompt à venir égratigner la concurrence, Stéphane Richard y est allé de quelques piques avant de monter sur scène. Elles concernaient l’offre Freebox Delta annoncée comme particulièrement riche en équipements, services et contenus, mais aussi vivement critiquée pour son coût élevé par rapport au positionnement habituel du trublion des télécoms (mais pas par rapport à son contenu). C’est donc de bonne guerre.

Des collaborateurs interrogés sur le chemin étaient l’occasion, pour le PDG d’Orange, de rappeler que les services OCS, Netflix et Canal en Dolby Atmos et UHD faisaient partie de choses proposées depuis longtemps. "On n’a pas besoin de nouvelles box pour ça", selon lui. Il a aussi été rappelé qu’un disque dur 1 To ou une barre de son sont bien proposés, mais pas imposés.Tout comme l’offre maison connectée est gratuite et accessible avec l’ensemble des box.

Les hostilités avaient déjà lancées en amont de l’annonce de la Delta. À nos confrères de Franceinfo, Stéphane Richard disait déjà avoir "largement de quoi répondre"