Malgré les requêtes des USA, la France n’envisage pas de bloquer Huawei

Malgré les requêtes des USA, la France n’envisage pas de bloquer Huawei

Alors que les Etats-Unis poussent leurs alliés à se méfier, voir bloquer, le géant chinois Huawei, la France semble pour l’instant maintenir ses relations avec le groupe.

Si Huawei est majoritairement connu du grand public pour ses smartphones, il représente aussi un équipementier télécom important au niveau mondial. Et ce sont sur ces deux points que les Etats-Unis se méfient de la firme de Shenzhen depuis des années au point que la firme est exclue du territoire en tant qu’équipementier et n’y a pas sorti certains smartphones (comme la gamme P20). 

Récemment, le pays de Donald Trump a d’ailleurs encouragé ses alliés, notamment le Japon, l’Allemagne ainsi que l’Australie à éviter de s’associer au géant chinois, du fait des soupçons d’espionnage pour le gouvernement chinois le concernant. Si ces pays ont fait davantage l’objet de plus de pressions que les autres, c’est notamment dû au fait qu’ils hébergent des bases militaires américaines et que le gouvernement américain souhaite éviter qu’on puisse l’y espionner. 

Si la France est un allié de longue date des Etats-Unis, elle est également partenaire de Huawei depuis plusieurs années. En effet, la firme de Shenzhen accompagne plusieurs opérateurs français dans leurs expérimentations sur la 5G. 

Le journal Les Echos fait ainsi mention des délibérations du gouvernement pour décider de la marche à suivre vis à vis de cet allié dans les télécoms. Si une certaine méfiance existe encore face aux risques d’écoutes et d’utilisations de données personnelles par la firme chinoise, la France ne semble pour l’instant pas décider de mettre fin au partenariat.

Cette méfiance s’exprime d’ailleurs par le choix d’une approche "pragmatique" de la collaboration avec Huawei, selon les régions et les équipements concernés. Mais il semble que le géant soit nécessaire dans le déploiement rapide (bien qu’en retard par rapport à d’autres pays) de la 5G et qu’une rupture du partenariat ne ferait que la retarder encore plus. 

Ainsi, la France semble souhaiter toujours compter la firme de Shenzhen parmi ses alliés dans les télécoms, sans pour autant en faire un acteur majeur au coeur des réseaux des opérateurs français.