Antenne-relais Free Mobile : un collectif craint un bombardement d’ondes sur les enfants

Antenne-relais Free Mobile : un collectif craint un bombardement d’ondes sur les enfants

À Jouy-le-Moutier, une commune située dans le département du Val-d’Oise, en Île-de-France, le projet d’implantation d’une antenne-relais Free Mobile attise les craintes d’un collectif.

Il ne se passe pas une semaine sans que des riverains s’opposent à l’implantation d’antennes-relais dans leur commune. Cette fois, c’est à Jouy-le-Moutier que la mobilisation s’organise. Si l’opérateur de Xavier Niel a obtenu un permis de construire pour installer une antenne de 26 mètres de haut sur une parcelle boisée dans un quartier résidentiel, ce n’est pas du goût d’un collectif qui s’est créé pour protester contre le projet, rapporte Le Parisien. Les arguments mis en exergue ne sont pas nouveau. Pas contre les antennes, les riverains hostiles s’inquiètent de l’impact des ondes sur la santé des enfants et demandent "une installation dans les champs, loin des habitations". 

Leur constat, la cour de l’école sera située à 200 m de l’antenne si celle-ci voit le jour. "C’est d’autant plus grave qu’il y a déjà une autre antenne de téléphonie au niveau de la piscine. L’école sera prise entre les deux ", craint un membre du collectif. Pour un parent d’élève, « les enfants sont beaucoup plus sensibles aux ondes. Demain ils seront bombardés en permanence, à l’école et à la maison. »

De son côté, le maire joue la carte de la transparence : « j’entends les craintes. Mais j’entends aussi les gens qui se plaignent car ils n’ont pas assez de réseau sur leur portable. Je n’ai pas de réponse miracle», lance t-il dans les lignes du quotidien avant de marteler qu’en France "il y a un vide complet" autour du principe de précaution du Conseil de l’Europe qui préconise un seuil de prévention ne dépassant pas 0,6 volt/mètres.

Enfin, les riverains dénoncent un risque de pollution visuelle alors que le projet prévoit un camouflage en forme d’arbre pour l’antenne, mais celle-ci dépassera la végétation dans cette zone, note le collectif qui s’inquiète par la même occasion de la potentielle arrivée de plusieurs pylônes à l’avenir. Une pétition a été lancée et compte aujourd’hui 184 signatures écrites et 197 adhésions en ligne. Le maire doit rencontrer le collectif dans la journée.